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Infrastructures
routières
Transports
en commun
Batellerie
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M'exprimer en 5
minutes, sur l'ensemble des problèmes d'infrastructures de l'ensemble
de la Région Parisienne, relève de l'exploit. Je ne ferai que survoler
certains d'entre eux, attisés par le rapport de la DATAR.
Commençons donc par les infrastructures routières.
L'Ouest parisien
souffre dans ce domaine d'un retard considérable. Le bouclage
de la Francilienne (Méry sur Oise - Orgeval) indispensable
n'est toujours pas réalisé. Le seul tracé retenu passait en pleine
zone urbaine et lors du premier débat public, dans les années
90, ne faisait l'objet d'aucune protection.
En 1996, je proposais
un projet alternatif réaliste qui évitait les zones urbaines
et reprenait, en fait, le tracé initial des années 50. Sommairement
étudié, il fut écarté en raison de l'intégration du coût d'un tunnel
jugé nécessaire pour protéger la forêt de Saint Germain en Laye
alors que pour les milliers de riverains de l'actuel tracé, les
protections restent potion congrue.
Depuis, siles riverains
de l'A14, une autre autoroute voisine, ont eu droit, eux, à leur
tunnel mais ceux de l'A 104 toujours pas. Pourtant, le rapport de
la DATAR démontre que le coût de l'A 104 est inférieur aujourd'hui
à celui prévu par Bernard PONS, lorsqu'en avaient été
négocié la protection en tranchée couverte.
Il est vrai que
la région Ile de France a décidé de supprimer les crédits prévus
pour la protection des riverains au motif que cela arrêterait l'autoroute.
On voit aujourd'hui l'efficacité et la cohérence de cette décision
du Président de la Région. C'est ce qui s'appelle une politique
de l'autruche, sauf que celle-ci garde au moins ses plumes pour
se protéger lorsqu'elle met la tête sous terre. Les riverains risquent
maintenant d'avoir l'autoroute sans protections. Ils ne sauraient,
sans doute,trop remercier Monsieur HUCHON pour ce résultat
L'autre aspect incohérent
du projet est que ce n'est pas un bouclage
de la Francilienne. Il s'agit d'une rocade et son seul
débouché, à Orgeval, est un cul de sac, le trafic état contraint
à reprendre l'A13, radiale déjà saturée, jusqu'à Rocquencourt (Radiale),
puis une autre radiale, l'A 12, pour rejoindre Saint-Quentin en
Yvelines, si l'on n'a pas perdu patience. Où est la logique ?
Sur ce dossier,
j'espère Monsieur le Ministre que vous
ouvrirez une vraie concertation permettant l'étude réaliste des
tracés alternatifs et la comparaison de leurs coûts avec
ceux du tracé actuel, mais incluant pour celui-ci aussi mes protections
maximales.
Les
autres infrastructures routières permettant de désengorger la Région
Parisienne dans sa partie Seine-Aval sont le
C13 qui est une radiale puis le F13 qui est une rocade.
Alors que la DATAR prévoit 30 à 40 000 véhicules jour sur ce tracé,
soit bien plus que d'autres projets jugés plus prioritaires,
leur construction est repoussée au-delà de 2020.
Or le C13,
projet vieux de 50 ans, reste le seul axe capable de soulager l'A
13 et l'A 15, de faciliter le développement économique de la Seine-Aval
durement touché au plan industriel depuis 30 ans et supprimer des
milliers de voitures et de camions qui traversent des communes sinistrées
et qui mettent en danger des milliers d'habitants. En matière de
sécurité routière, cet abandon est un mauvais exemple.
Le F13 est
le seul projet préfigurant la 3e rocade autour de Paris, autorisant
le contournement du trafic interrégional par l'ouest parisien.
Sans ces 3 infrastructures,
indispensables, ce seront à nouveau l'A 86 saturée, la Francilienne
mal bouclée et des départementales inadaptées qui subiront l'afflux
supplémentaire de trafics multiples.
Parlons
maintenant des transports en commun.
Des trains en nombre insuffisant et d'une qualité discutable ne
permettant toujours pas une liaison transversale, départementale
ou interdépartementale. Pour se rendre à Versailles, par exemple,
quand on habite Conflans-Sainte-Honorine (15 km, pas plus), il faut
transiter par Paris. A quand une grande ceinture ?
De plus, si la SNCF
dessert parfois la grande banlieue et seulement sur un axe Paris-Province,
la RATP ne concerne pas la plupart d'entre nous. Par contre, le
déficit des lignes de transport routier, souvent les moins rentables,
nous incombe fortement et leur desserte dépend donc de la richesse
des collectivités locales et de la rentabilité aléatoire des trajets.
Pendant ce temps,
Paris, oubliant son rôle de capitale,
et les contraintes que cela suppose et bénéficiant des énormes investissements
qu'on réalisé la RATP et la SNCF, avec des financements nationaux,
mène une politique d'exclusion de la voiture. Hier elle
expédiait, en grande couronne, le surplus d'habitants qu'elle ne
voulait plus loger, mais les emplois, les taxes professionnelles,
la RATP et bien d'autres services publics n'ont pas suivi.
La grande
banlieue reste encore une grande oubliée de l'aménagement et des
financements. C'est, en tout cas, ce que ressent le Maire
de la Noé à Chanteloup que je suis, en observant son homologue Delanoé,
Maire de Paris, qui non content de bénéficier des infrastructures,
équipements et richesses de la ville capitale voudrait en éloigner
le banlieusard mal desservi, sans se préoccuper des conséquences
de sa politique pour la grade couronne.
Pour
terminer mon propos, j'aborderais rapidement le problème des
prisonniers de la Seine. Je veux parler des
mariniers de la Seine-aval. A une époque ou on parle
écologie, sécurité des transports, économie d'énergie, développement
européen, on ne peut relier rentablement les pôles économiques de
Rouen à Paris au reste de l'Europe par les fleuves.
Voila des années
que toute une profession et des élus du nord de la France aux Yvelines
se battent pour obtenir la liaison Seine-Nord.
Et la DATAR, dans son rapport, émet des réserves sur ce maillon
essentiel de liaison fluviale. J'espère, Monsieur le Ministre, que
votre connaissance du dossier vous permettra de balayer l'avis d'une
technocratie un peu déconnectée des réalités.
La batellerie et
le transport fluvial ont perdu Rhin-Rhône, nous comptons sur vous
pour sauver Seine-Nord.
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