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R. Les
nuisances aériennes en Ile-de-France constituent une préoccupation
majeure pour de nombreuses personnes
qui sont régulièrement survolées par des avions.
Le Gouvernement s'attache à apporter des réponses très concrètes,
portant autant sur la navigation aérienne que sur la gestion aéroportuaire,
après une large concertation avec les riverains.
S'agissant de la
circulation aérienne, la réorganisation
du dispositif en Ile-de-France intervenue en 2002 a globalement
atteint ses objectifs, tant sur le plan de la sécurité des vols
que sur celui de la maîtrise des nuisances sonores, avec une diminution
sensible du nombre de personnes survolées à l'échelle de la région,
de l'ordre d'un million en dessous de 3 000 mètres.
En ce qui concerne
les communes de Conflans-Sainte-Honorine,
Andrésy et Triel, elles se situent dans l'axe des pistes
de l'aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle. Elles sont donc concernées
par des avions à l'atterrissage, en configuration de vent d'est,
leurs conditions de survol n'ayant pas été modifiées par la réorganisation.
Les services de
la navigation aérienne s'attachent désormais à identifier et à mettre
en oeuvre les améliorations du dispositif. Pour le court et le moyen
termes, celles-ci consistent à relever les hauteurs de survol là
où il existe encore des marges de manoeuvre et à modifier les procédures
de circulation aérienne dans le plan vertical, dans le respect des
exigences de sécurité, et en particulier de séparation entre les
arrivées et les départs et entre les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle,
de Paris-Orly et de Paris-Le-Bourget..
La direction générale
de l'aviation civile incite les pilotes à optimiser le profil de
vol et à ne pas descendre plus bas que nécessaire. Ainsi, depuis
le 18 mars 2004, il est recommandé officiellement aux aéronefs en
provenance du point d'entrée en région parisienne situé au sud-ouest,
en configuration face à l'est à l'approche de Paris-Charles-de-Gaulle,
une pente optimale de descente de 5 % (dite
« descente lisse ») pour la partie initiale de l'approche, mesure
opérationnelle dont le département des Yvelines est le principal
bénéficiaire.
Les services de
contrôle d'Aéroports de Paris étudient tant sur le plan de la faisabilité
technique que de l'impact environnemental la possibilité d'un relèvement
de l'altitude d'interception du plan de descente face à l'est sur
cette plate-forme précitée.
Par ailleurs, la
communauté aéronautique internationale s'est engagée récemment dans
l'étude de la mise en oeuvre de nouvelles procédures d'approche
moins nuisantes, dénommées « approches en descente continue ». Ces
procédures consistent à retarder le plus
possible le point de descente de façon à ce que celle-ci se fasse
moteurs réduits, en évitant au maximum, jusqu'à la piste,
les paliers qui sont sources de nuisances sonores.
Ce type de procédure,
rendu aujourd'hui envisageable grâce notamment au développement
des systèmes embarqués de gestion de vol, est de nature à procurer
de réels avantages en termes de bruit et de consommation de carburant.
En revanche, l'approche en descente continue est complexe à mettre
en oeuvre par les équipages et le contrôle aérien.
Dans ces conditions,
l'essentiel des expérimentations menées sur les aéroports européens
et américains ne porte qu'en situation de faible trafic, la nuit
en l'occurrence. En France, une première expérimentation est envisagée
sur l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, de nuit, en configuration
d'atterrissage face à l'ouest pour les arrivées en provenance du
sud-est.
S'agissant de la
concertation et du dialogue entre les populations riveraines, les
élus, les professionnels de l'aéronautique et le monde associatif,
le Gouvernement estime qu'ils sont indispensables à la mise en oeuvre
d'une politique de développement durable des aéroports. Il y est
donc très attaché. C'est pourquoi il se félicite de la modification
que le Sénat a apportée, à l'occasion de la récente discussion sur
le projet de simplification du droit, à l'ordonnance n° 2004-637
du 1er juillet 2004 relative à « la simplification de la composition
et du fonctionnement des commissions administratives et à la réduction
de leur nombre ». Le champ de compétences des commissions consultatives
de l'environnement est ainsi élargi à toutes les questions relatives
à l'environnement. Par ailleurs, les dispositions abrogées par l'ordonnance
précitée seront, conformément à son article 35, précisées dès que
possible par décret en Conseil d'État.
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