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Q. M.
Pierre Cardo attire l'attention de M.
le ministre des affaires étrangères sur les problèmes
rencontrés par les familles françaises qui souhaitent adopter un
enfant orphelin cambodgien.
Depuis
près d'un an, la mission de l'adoption
internationale a mis un frein aux procédures d'adoption
en cours, au motif que la situation politique du Cambodge ne présentait
pas suffisamment de garanties. Dans le même temps, les autorités
cambodgiennes soutenaient ces projets d'adoption. Les projets de
nombre de familles françaises ont ainsi été bloqués alors même que
d'autres pays encourageaient les adoptions au Cambodge.
Depuis
le début du mois de juillet, le Cambodge s'est doté d'un nouveau
gouvernement entraînant ainsi une stabilisation politique dans ce
pays. Devant ces nouvelles réalités, il lui demande de lui indiquer
les mesures qu'il entend prendre pour relancer
les projets d'adoptions au Cambodge permettant ainsi, conformément
aux souhaits du Gouvernement, aux milliers de familles disposant
d'un agrément d'adoption, de voir leur projet se réaliser
et aux milliers d'orphelins de trouver une nouvelle famille
.
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R. Les
autorités françaises ont été amenées à
suspendre à compter du 31 juillet 2003 toute nouvelle
procédure d'adoption des familles françaises au Cambodge. En effet,
il est apparu que la situation de l'adoption internationale dans
ce pays n'offrirait plus les garanties
suffisantes pour assurer la transparence et la régularité des adoptions,
en particulier au regard de l'adoptabilité des enfants et de l'absence
de transaction financière. Il ne relève donc en aucun cas d'une
volonté de réduire le nombre d'adoption au Cambodge mais d'une situation
de fait tenant compte de graves dysfonctionnements dans les procédures
d'adoption.
Depuis
les dernières élections législatives de juillet 2003, les autorités
cambodgiennes n'ont pas été encore en mesure d'engager la réforme
de leur législation en matière d'adoption à laquelle la France,
comme d'autres pays européens (Pays-Bas, Belgique, Suisse et Grande-Bretagne)
et les États-Unis, a subordonné la reprise des adoptions. Cette
mesure de suspension est donc toujours en vigueur.
Dans
ce contexte, les autorités françaises ont proposé à leurs homologues
du Cambodge d'envoyer sans délai une mission d'experts pour apporter
un concours technique en vue de mettre en place la réforme nécessaire
qui permettra la reprise des adoptions au bénéfice de notre pays.
Cette mission est en cours et fera son rapport dès son retour à
Paris. Il convient de noter par ailleurs qu'en juillet 2004 un nouveau
gouvernement a été nommé et que le Parlement peut désormais siéger.
Il est donc permis d'espérer qu'un calendrier
de réformes législatives pourra être arrêté et que le projet de
loi sur l'adoption, élaboré sous l'égide de l'UNICEF,
pourra être enfin déposé et examiné, en vue de débloquer la situation
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