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R. On
estime actuellement à plus de 23 000 le nombre d'agréments délivrés
et en cours en France alors que seulement 5 000 enfants, environ,
sont adoptés chaque année (1 200 pupilles en France et moins de
4 000 enfants à l'étranger). Devant cet écart difficile à supporter
par les familles, le Gouvernement souhaite à la fois améliorer
l'accompagnement des familles et augmenter à terme le nombre des
adoptions nationales et internationales.
Le projet présenté
lors du conseil des ministres du 16 juin 2004 précise le cadre de
cette réforme. Celle-ci s'articulera autour de deux axes principaux.
En amont de l'agrément, une harmonisation
des procédures et des pratiques au sein des différents conseils
généraux sera réalisée. En aval de l'agrément, la qualité de l'information
apportée aux familles pour organiser leurs projets en France durant
la période de préparation, mais aussi dans les pays d'origine des
enfants, grâce à une meilleure mobilisation du réseau consulaire,
sera renforcée.
La capacité
d'intervention des organismes autorisés
pour l'adoption (OAA), en particulier dans les pays qui
ont annoncé la fin des démarches individuelles d'adoption dans l'esprit
de la ratification de la convention de La Haye, sera confortée.
Sera également
créée, aux côtés des OAA, une agence française
de l'adoption dont la mission sera d'accompagner les
familles pour leur faciliter leurs démarches. Son rôle sera de recevoir
les dossiers des candidats à l'adoption qui ne sont pas pris en
charge par les OAA.
De son côté,
l'autorité centrale placée auprès du ministère
des affaires étrangères sera renforcée et dotée d'un
secrétariat général qui reprendra les attributions « étatiques »
de l'actuelle mission de l'adoption internationale : ses compétences
seront réorientées sur les fonctions interministérielles de régulation,
de coordination, d'impulsion et de coopération institutionnelle
interétatique.
Enfin, le Conseil
supérieur de l'adoption étendra ses fonctions d'instance
consultative sur l'ensemble des questions d'adoption, y compris
en matière d'adoption internationale. Ainsi pourront être représentés
à un bon niveau les différents acteurs de la société civile intéressés
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