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R. La
réforme des compléments à l'allocation d'éducation spéciale (AES)
intervenue le 1er avril 2002 est progressivement mise en place.
Elle a pour objectif de mieux prendre en compte les charges financières
ou la perte de revenus induites par le handicap de l'enfant et de
garantir une plus grande égalité de traitement sur l'ensemble du
territoire. Elle module le montant des prestations accordées afin
de l'ajuster au plus près des besoins des familles.
La mise en oeuvre
de cette reforme a fait l'objet d'un examen attentif au travers
de données statistiques transmises par la CNAF. Cette réforme est
globalement très positive : alors qu'à ce jour plus de la moitié
des compléments attribués aux parents d'enfant handicapé ont fait
l'objet d'une révision, 60 % d'entre eux perçoivent aujourd'hui
un complément d'un montant supérieur à celui perçu auparavant et
35 % un montant équivalent. 5 % d'entre eux perçoivent un montant
moindre, ce qui correspond au pourcentage habituellement constaté
lors des réexamens des dossiers, en dehors de toute réforme.
En ce qui concerne
la situation particulière des parents qui bénéficiaient de l'ancien
3e complément, l'architecture de la réforme a été conçue avec un
maintien du montant financier du complément, l'actuel 6e complément
dès lors que la lourdeur de la prise en charge et les contraintes
qui pèsent sur la famille le justifient. Sur la base des réexamens
intervenus au 31 mars 2003, sur les 3111 familles qui bénéficiaient
de l'ex-complément de 3e catégorie, 2338 bénéficient maintenant
du niveau 6 et 551 d'un complément 4 ou 5.
Cette
diminution peut s'expliquer par la réforme elle-même qui, en introduisant
trois compléments supplémentaires, a permis de mieux moduler leur
montant en fonction des dépenses engagées par les familles ;
elle peut également correspondre à des changements de situation,
l'enfant étant maintenant accueilli pour une durée hebdomadaire
plus longue, en établissement. Ces résultats ont été récemment présentés
aux associations nationales.
Afin d'améliorer
la qualité de décisions des CDES, des réunions régulières ont été
organisées pour l'ensemble de ces commissions. Par ailleurs, les
situations individuelles les plus difficiles ont pu faire l'objet
d'un réexamen attentif et bienveillant.
Enfin, il n'en demeure
pas moins vrai que le questionnaire proposé aux familles, lors de
la demande de ces compléments d'AES, est particulièrement complexe
et a pu être ressenti comme inquisitorial. Il
a donc été décidé de proposer un questionnaire simplifié qui sera
très prochainement disponible auprès des CAF et des CDES.
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