|
R. La
France rappelle régulièrement aux autorités russes, y compris au
plus haut niveau, sa préoccupation concernant la situation en Tchétchénie,
notamment sur le plan humanitaire et au regard du respect des droits
de l'homme. Le sujet a ainsi été évoqué par le Président de la République
lors de la visite d'Etat du président Poutine le 10 février dernier
à Paris.
Elle est convaincue
que ce conflit, qui fait payer un lourd tribut aux populations civiles,
ne pourra être durablement résolu que par une solution politique.
Elle a marqué son espoir que le référendum du 23 mars dernier puisse
constituer la première étape d'un processus politique et qu'il ouvrira
la voie à un retour à la paix civile et à la réconciliation en Tchétchénie.
Elle a noté les
orientations tracées par le président Poutine dans son discours
du 16 mars dernier : large autonomie, promotion de la loi, projet
d'amnistie, reconnaissance des épreuves traversées par le peuple
tchétchène et des responsabilités d'autorités fédérales. Elle attend
la mise en oeuvre de ces orientations. Dans ce contexte,
la France insiste sur l'importance, pour le processus de stabilisation
de la Tchétchénie, que les organisations internationales, les ONG
et les médias puissent y travailler en toute sécurité.
Le ministre des
affaires étrangères a fait part à son homologue russe, à plusieurs
reprises, de ses regrets devant la fermeture du groupe d'assistance
de l'OSCE et du souhait de la France qu'une présence permanente
de cette organisation puisse être rétablie.
S'agissant de la
session annuelle de la Commission des droits de l'homme des Nations
unies, l'Union européenne a déposé - en accord avec tous ses
pays membres - un projet de résolution. Celui-ci demandait aux autorités
russes de prendre rapidement toutes les mesures nécessaires pour
mettre un terme aux violations des droits de l'homme ainsi que du
droit international humanitaire ; il les engageait à poursuivre
et juger les auteurs présumés d'exactions.
Ce texte demandait
également le respect du principe du retour volontaire des personnes
déplacées et l'adoption de toutes les mesures nécessaires pour assurer
l'accès en toute sécurité des organisations internationales, des
ONG et des médias en Tchétchénie. La France
regrette que la Commission des droits de l'homme n'ait pas adopté
cette résolution. Elle continuera pour sa part à faire
valoir sa position concernant la situation en Tchétchénie.
|