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Q.
M. Pierre Cardo s'inquiète auprès de M. le ministre de la jeunesse,
de l'éducation nationale et de la recherche sur la situation des
jeunes adultes, souvent lourdement handicapés qui, à la suite d'efforts
importants, réussissent à suivre, malgré leur handicap des études
supérieures en université ou dans d'autres institutions.
La
loi du 30 juin 1975 organise la prise en charge des jeunes handicapés
jusqu'à l'âge de vingt ans. Pour les jeunes adultes, certaines solutions
en vue de l'intégration professionnelle peuvent être proposées au
sein des CAT, mais rien ne semble actuellement être prévu en faveur
des jeunes handicapés qui souhaitent poursuivre des études supérieures
et qui, pour ce faire, ont un besoin indispensable d'une assistance
individuelle dans la mesure où ils ne peuvent se déplacer, ni suivre
les cours sans assistance.
Si
des solutions existent pour l'intégration scolaire en milieu ordinaire
dans le premier et le second cycle, les étudiants ne peuvent bénéficier
de ces mises à disposition d'accompagnements scolaires. Les appelés
du contingent ont disparu, les emplois jeunes, recrutés un temps
par les universités, n'ont été mis en place que pour une durée limitée
de soixante mois, et le dispositif est progressivement appelé à
s'éteindre, les financements publics étant déjà en baisse et les
assistants d'éducation nouvellement créés n'interviennent que dans
les 1er et 2e cycles.
L'année
2003 a été déclarée « Année européenne du handicap » et le Président
de la République inscrit le handicap parmi les trois grands chantiers
de son mandat. Il lui demande de lui préciser les
mesures urgentes qu'il entend prendre pour apporter des réponses
à ces étudiants particulièrement méritants qui ne peuvent, faute
d'assistance, poursuivre leurs études supérieures.
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