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Q. Lors
de l'installation du Conseil national consultatif des personnes
handicapées le 3 décembre 2002, le Président
de la République a érigé l'action en faveur des personnes handicapées
au rang de grande cause nationale. Une grande réforme
de la législation actuelle et notamment de la loi de 1975 d'orientation
en faveur des personnes handicapées et le Premier ministre s'est
engagé à réformer cette législation. Le ministre de la santé a insisté
sur l'importance des actions qui permettent l'intégration des personnes
handicapées dans la société, notamment au travers de l'éducation.
Or,
dans la réalité, il apparaît qu'aucune
mesure ne s'applique actuellement aux jeunes lourdement handicapés
qui, au travers d'un effort souvent exceptionnel, réussissent, malgré
un polyhandicap particulièrement lourd, à suivre des études supérieures
en milieu ordinaire (ex. université) et qui, pour cela,
ont besoin d'une assistance permanente (déplacements, actes de la
vie quotidienne, prise de cours,...).
Or,
dans la situation actuelle, s'il est possible de trouver des réponses
à des jeunes adultes pour leur insertion professionnelle, la loi
de 1975 se limite à l'âge de 20 ans, soit l'âge d'entrée dans l'enseignement
supérieur.
M.
Pierre Cardo rappelle à Mme la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées
son engagement à réorganiser l'intervention publique à partir des
besoins des personnes handicapées dans le plus grand respect de
leur projet de vie personnelle. Il lui demande de lui indiquer les
mesures urgentes qu'elle entend proposer pour apporter une solution
concrète aux jeunes handicapés qui souhaitent poursuivre des études
supérieures en lui rappelant que actuellement, 7 500 étudiants handicapés
sont inscrits dans l'enseignement supérieur.
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