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R. Le
programme décennal de lutte contre les inondations, décidé lors
du comité interministériel du 24 janvier 1994, prévoyait la réalisation
sur les cours d'eau navigables confiés à Voies navigables de France
d'un certain nombre d'actions devant être définies. Leur coût global
avait été fixé forfaitairement à un montant équivalent de 305 millions
d'euros.
Ce volet spécifique
du programme de 1994 devait être financé sur les ressources propres
de Voies navigables de France. Celles-ci devaient être complétées,
au besoin, par l'emprunt.
Voies
navigables de France n'ayant pas obtenu de ressources supplémentaires
et n'ayant pas été autorisé à recourir à l'emprunt, il est apparu
que l'effort attendu de l'établissement public était dépourvu de
proportion avec ses capacités. S'il avait contribué au
plan décennal de 1994 à la hauteur prévue, Voies navigables de France
se serait trouvé dans l'impossibilité de mener de façon satisfaisante
les missions qui lui sont demandées par la loi, c'est-à-dire l'entretien
et l'exploitation des canaux et rivières aux fins de navigation.
Les modalités d'actions
de Voies navigables de France dans le domaine général de l'hydrologie
et de l'environnement ont été redéfinies et reconfigurées. Ces actions
peuvent s'inscrire en premier lieu dans le cadre global des contrats
de plan entre l'État et les régions. Elles peuvent également résulter
d'une négociation séparée.
L'important programme
interrégional d'aménagement de l'Oise de 97,6 millions d'euros relève
de ce cas. Il a été intégré dans la Charte de gestion du risque
d'inondation sur les bassins versants de l'Aisne et de l'Oise signée
le 8 janvier 2001 par l'Entente interdépartementale Aisne-Oise,
l'Agence de l'eau Seine-Normandie, Voies navigables de France et
l'État. Son financement sera partagé à raison de 50 % pour l'État,
35 % pour la région Ile-de-France, 7,5 % pour la région Picardie
et 7,5 % pour le département de l'Oise.
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