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Q.
Monsieur Pierre CARDO appelle l'attention de Monsieur le Ministre
des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité sur la situation
des salariés exposés, au cours de leur carrière professionnelle,
à l'amiante et qui en subissent aujourd'hui les conséquences.
Afin
de prendre en considération ces conséquences et à défaut de la création
du statut du travailleur de l'amiante, le précédent gouvernement
avait décidé de la mise en place d'un Fonds d'indemnisation des
victimes de l'amiante qui devait être doté d'un budget de 550
millions d'€, apportés par la sécurité sociale (75%) et par l'Etat
(25%). Après de nombreuses tergiversations et des retards incompréhensibles,
notamment pour les salariés atteints de pathologies lourdes, le
FIVA est enfin devenu réalité en octobre 2001 mais n'est toujours
réellement opérationnel.
Depuis,
le FIVA est saisi de 1969 demandes d'indemnisation et il semblerait
que seulement 370 demandeurs aient pu bénéficier d'un acompte et
qu'aucun dossier n'ait été réglé définitivement alors même que le
FIVA était censé régler l'ensemble des dossiers dans un délai de
9 mois.
Il
souhaite connaître les raisons de ces retards particulièrement insupportables
pour les victimes et les mesures que le gouvernement entend prendre
pour accélérer l'instruction des dossiers et permettre aux victimes,
ou à leurs ayants droits, d'être indemnisés dans les plus brefs
délais pour éviter que des condamnations de l'Etat ne soient prononcés
par les tribunaux.
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