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Question
écrite au gouvernement
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Législature
: XIIe
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N°
3654
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Ministère
interrogé
Equipement
et Transport
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Q.
Monsieur Pierre CARDO appelle l'attention de Monsieur le Ministre
de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de
la Mer sur les pollutions et nuisances sonores croissantes, subies
par les habitants de la Vallée de la Seine (Cantons de Triel,
d'Andrésy et de Conflans), du fait du développement de l'aéroport
de Roissy et de la mise en œuvre du nouveau dispositif de circulation
aérienne en Région parisienne depuis le mois de mars dernier.
Ces
nuisances se traduisent par une augmentation importante du nombre
de survols à des altitudes de plus en plus basses. Cette tendance,
déjà constatée avant les vacances d'été, s'est nettement dégradée
depuis les mois d'été et devient, certains jours, insupportable.
Il n'est en effet pas rare de pouvoir identifier, depuis le sol,
les avions en survol. Il lui rappelle que la décision du précédant
gouvernement a fait l'objet d'un avis négatif de la Commission consultative
de l'Environnement de Paris-Charles-de-Gaulle et que l'Autorité
de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires a refusé d'émettre
un avis favorable en octobre 2001.
Par
ailleurs, malgré les promesses et les obligations en matière de
consultation, l'avis des populations nouvellement touchées par les
survols n'a pas été pris en considération. Il lui demande de lui
communiquer les dispositions précises concernant le survol des communes
concernées et les obligations en matière de nuisances sonores et
de respect des altitudes.
En
réponse à une précédente question, l'ancien gouvernement avait estimé
en 1999 que les communes en question n'entraient pas dans les limites
du plan de gêne sonore et ne peuvent donc bénéficier du dispositif
d'aide aux riverains. Compte-tenu des nouvelles dispositions, il
lui demande si cette situation a été reconsidéré et souhaite connaître
les moyens concret dont peuvent disposer les maires pour veiller
au respect des dispositions réglementaires en matière de survol
de leurs communes (altitude, bruit, pollution par dégazage).
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R.
Les analyses de trajectographie par radars montrent que la mise
en oeuvre du dispositif de circulation aérienne le 21 mars dernier
n'a pas modifié les altitudes moyennes
de survol des avions dans le secteur de Triel, d'Andrésy et de Conflans-Sainte-Honorine,
soit environ 1 600 mètres par vent d'est et 3 400 mètres par vent
d'ouest. Toutefois,
les survols des deux premières communes citées correspondant aux
arrivées à Paris-Charles-de-Gaulle par vent d'est se répartissent
désormais entre un flux venant du nord-ouest et un flux venant du
sud-ouest, alors qu'ils étaient précédemment
concentrés sur le flux du nord-ouest.
Le
Gouvernement a souhaité inscrire la nécessaire
maîtrise des nuisances sonores à proximité des aéroports
dans un dispositif contraignant de nature réglementaire. Dans le
souci d'améliorer la qualité de l'environnement des populations
riveraines des aéroports, dont en particulier Paris - Charles-de-Gaulle,
et faisant suite à de nombreuses consultations menées courant mai
et juin 2002 avec des associations et des élus directement concernés
par le développement du trafic, un certain
nombre de mesures d'accompagnement du nouveau dispositif
de circulation aérienne ont été arrêtées.
- Les
principales d'entre elles portent sur la nuit, et visent à engager
une décroissance des mouvements d'avions entre minuit et cinq
heures ainsi qu'à optimiser l'utilisation des différentes pistes
et des procédures de navigation aérienne.
- D'autre
part, le processus d'évolution des flottes, auquel la France participe
activement au niveau international, sera poursuivi dans le sens
de l'élimination progressive des avions
les plus bruyants. Dans les années passées, cette évolution
a entraîné une forte réduction de l'indice global de bruit de
cet aéroport, de l'ordre de 30 % entre 1997 et 2002, malgré l'augmentation
du nombre de mouvements. L'indice global de bruit de nuit a lui-même
diminué de 10 % en deux ans.
- Par
ailleurs, les services de l'aviation civile travaillent avec ceux
d'Aéroports de Paris à des améliorations des procédures de circulation
aérienne et des procédures de pilotage permettant de réduire,
notamment en période nocturne, l'impact sonore du trafic aérien
dans le voisinage de la plate-forme.
- Enfin,
la mise en exploitation simultanée des
deux pistes formant le doublet nord de l'aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle,
attendue en 2004, contribuera à réduire le nombre des survols
des communes situées entre ces deux pistes, telles Andrésy et
Triel-sur-Seine.
En
application du décret du 26 avril 2002, le plan
de gêne sonore (PGS) de l'aéroport Paris - Charles-de-Gaulle sera
révisé d'ici un an et les territoires ouvrant droit à
une aide financière des riverains pour l'insonorisation de leur
logement seront très significativement élargis. De plus, il est
proposé d'améliorer le système d'aide en y intégrant les éléments
de confort climatique que peut nécessiter dans certains cas la mise
en place d'une insonorisation.
Au
demeurant, il est avéré que les communes de Triel, d'Andrésy et
de Conflans-Sainte-Honorine resteront situées très au-delà des territoires
qui seront définis par ce nouveau plan.
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