|
R.
Le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002, qui fixe les valeurs
limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques émis
par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication
ou par les installations radioélectriques, reprend en droit français
la recommandation du Conseil de l'Union européenne 1999/519/CE du
12 juillet 1999 relative à l'exposition du public aux champs électromagnétiques.
Il
instaure les valeurs limites prévues par cette recommandation
et s'applique à l'ensemble des équipements émetteurs de radiofréquences,
qu'il s'agisse notamment de la téléphonie, de la radio, de la télévision,
des réseaux privés, des services publics. Les
valeurs limites fixées par ce décret seront bien entendu révisées
au vu des connaissances nouvelles.
L'Agence
française de sécurité sanitaire environnementale aura dans ses missions
d'assurer une veille scientifique sur l'impact sanitaire des ondes
électromagnétiques.
La
circulaire du 16 octobre 2001, dans son annexe, précise «
qu'exiger l'éloignement des stations de base à distance des habitations
(300 mètres le plus souvent), notamment à la demande d'associations
locales, va à l'encontre de l'objectif
recherché d'une diminution de l'exposition moyenne du public.
Ces stations de base n'engendrent que des champs de très faible
niveau et leur éloignement des habitations, et donc des utilisateurs
de mobiles, conduit, pour maintenir la qualité de la transmission
et en raison de la présence d'un contrôle automatique de puissance
au niveau des stations de base et des terminaux (mobiles), à une
augmentation de la puissance d'émission
des terminaux et des stations de base,
jusqu'à leur puissance maximum, voire à une augmentation de la puissance
maximum pour les stations de base.
Les
utilisateurs de mobiles sont alors exposés à une augmentation importante
et inutile du niveau d'exposition, tandis que pour la population
vivant à proximité des antennes, la diminution du niveau d'exposition
résultant de l'éloignement des stations de base ne compense pas
nécessairement l'augmentation de puissance de ces antennes et peut
conduire à une augmentation sensible du niveau d'exposition ».
Ceci
illustre bien que sur les dossiers complexes comme celui-ci, les
propositions qui semblent relever du bon sens doivent être rigoureusement
évaluées.
Enfin,
si on peut comprendre les préoccupations
esthétiques que fait naître la prolifération des antennes
relais de téléphonie mobile, celles-ci ne doivent pas être amalgamées
avec les questions de risque sanitaire.
A
ce jour, aucune expertise scientifique française ou étrangère n'a
conclu que cette technologie créait un danger pour la santé de la
population.
|