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R. Le garde
des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable
parlementaire qu'il manifeste une attention particulière à la question
délicate des déplacements illicites d'enfants à l'étranger et,
d'une manière générale, aux difficultés nées de la séparation des
couples mixtes.
Afin
de permettre un règlement plus rapide de ces dossiers et une meilleure
application des instruments internationaux et communautaires, la
loi n° 2002-305 du 4 mars 2002
relative à l'autorité parentale aggrave
les peines prévues par le code pénal en matière de rétentions illicites
et enlèvements internationaux de mineurs, et renforce le dispositif
civil de l'interdiction de sortie de l'enfant du territoire français.
En
outre, pour favoriser l'efficacité du système judiciaire français
dans ce domaine particulier, le législateur a décidé d'élargir
la spécialisation des juridictions par la centralisation de ces
procédures dans un seul tribunal de grande instance par cour d'appel
et, au sein de chacune d'elle, par la désignation
d'un magistrat du siège et du parquet général pour traiter ces dossiers
de déplacement illicite international d'enfants.
Pour
déterminer de façon pertinente, compte tenu de la nature sensible
de ce contentieux, le choix des tribunaux de grande instance compétents,
le ministère de la justice procède à une étude préalable et à une
consultation des chefs de cours, avant de saisir le Conseil d'Etat
d'un projet de décret fixant le siège et le ressort des juridictions
concernées, qui pourrait dès lors être publié dès le début de
l'année 2003.
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