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Questions
au Gouvernement de Pierre Cardo
Téléphonie
mobile - Antennes relais
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Antennes-relais - Réglementation en vigueur pour l'installation
des antennes (73008
- 2002)
Antennes-relais - Conséquences pour la santé (3267
- 2002)
Antennes-relais - Etudes sur les rayonnements électromagnétiques
(3266
- 2002)
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Ministère
de l'Aménagement du territoire et de l'environnement
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Avec le
développement de la téléphonie mobile cellulaire et la nécessité
de répondre à la demande d'une couverture, dans les meilleures
conditions possibles, de l'ensemble du territoire national,
le problème de l'implantation des antennes-relais
se pose, tant d'un point de vue environnement et aménagement
du territoire que d'un point de vue santé.
Même
si les études scientifiques
n'ont pas, à ce jour, apporté des réponses sur les effets
négatifs sur la santé des rayonnements émis, Monsieur Pierre
CARDO demande à Monsieur le Ministre de l'aménagement du territoire
et de l'environnement de lui indiquer les
mesures, notamment en termes réglementaires et législatifs,
qu'il compte prendre, en application du principe de précaution,
pour mieux encadrer les implantations d'antennes - relais
et répondre ainsi à l'inquiétude de nombre de nos concitoyens.
Il
lui demande notamment de lui préciser la date prévue pour
la publication du décret réglementant l'implantation de ces
antennes, attendu depuis un an et régulièrement différé.
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Pas de réponse |
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Ministère
de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées
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Avec
le développement de la téléphonie mobile cellulaire et la nécessité
de répondre à la demande d'une couverture, dans les meilleures
conditions possibles, de l'ensemble du territoire national,
le problème de l'implantation des antennes-relais se pose
d'un point de vue santé.
Même
si les études scientifiques n'ont pas, à ce jour, apporté
des réponses sur les effets négatifs sur la santé des rayonnements
émis, Monsieur Pierre CARDO demande à Monsieur le Ministre
de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées de
lui indiquer les mesures qu'il compte prendre, en application
du principe de précaution, pour mieux encadrer les
implantations d'antennes - relais et répondre ainsi à l'inquiétude
de nombre de nos concitoyens, notamment pour les implantations
prévues à proximité d'établissements scolaires et d'équipements
sportifs fréquentés par des enfants.
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Le
décret n° 2002-775 du 3 mai 2002, qui fixe les valeurs
limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques
émis par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication
ou par les installations radioélectriques, reprend en droit
français la recommandation du Conseil de l'Union européenne
1999/519/CE du 12 juillet 1999 relative à l'exposition du
public aux champs électromagnétiques.
Il
instaure les valeurs limites prévues par cette recommandation
et s'applique à l'ensemble des équipements émetteurs de radiofréquences,
qu'il s'agisse notamment de la téléphonie, de la radio, de
la télévision, des réseaux privés, des services publics. Les
valeurs limites fixées par ce décret seront bien entendu révisées
au vu des connaissances nouvelles.
L'Agence
française de sécurité sanitaire environnementale aura dans
ses missions d'assurer une veille scientifique sur l'impact
sanitaire des ondes électromagnétiques.
La
circulaire du 16 octobre 2001, dans son annexe, précise
« qu'exiger l'éloignement des
stations de base à distance des habitations (300 mètres le
plus souvent), notamment à la demande d'associations locales,
va à l'encontre de l'objectif
recherché d'une diminution de l'exposition moyenne du public.
Ces stations de base n'engendrent que des champs de très faible
niveau et leur éloignement des habitations, et donc des utilisateurs
de mobiles, conduit, pour maintenir la qualité de la transmission
et en raison de la présence d'un contrôle automatique de puissance
au niveau des stations de base et des terminaux (mobiles),
à une augmentation de la
puissance d'émission des terminaux et des stations de base,
jusqu'à leur puissance maximum, voire à une augmentation de
la puissance maximum pour les stations de base.
Les
utilisateurs de mobiles sont alors exposés à une augmentation
importante et inutile du niveau d'exposition, tandis que pour
la population vivant à proximité des antennes, la diminution
du niveau d'exposition résultant de l'éloignement des stations
de base ne compense pas nécessairement l'augmentation de puissance
de ces antennes et peut conduire à une augmentation sensible
du niveau d'exposition ».
Ceci
illustre bien que sur les dossiers complexes comme celui-ci,
les propositions qui semblent relever du bon sens doivent
être rigoureusement évaluées.
Enfin,
si on peut comprendre les préoccupations
esthétiques que fait naître la prolifération des
antennes relais de téléphonie mobile, celles-ci ne doivent
pas être amalgamées avec les questions de risque sanitaire.
A
ce jour, aucune expertise scientifique française ou étrangère
n'a conclu que cette technologie créait un danger pour la
santé de la population.
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Ministère
de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées
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Monsieur
Pierre CARDO souhaite savoir de Monsieur le Ministre de la Santé,
de la Famille et des Personnes handicapées si, en matière de
stations relais de téléphonie mobile, des études sur les
rayonnements électromagnétiques à très basses fréquences
ont été menées et, le cas échéant, les raisons pour lesquelles
elles ne sont pas prises en compte dans la réglementation relative
à l'installation de ces stations.
Par
ailleurs, il s'étonne qu'en France aucune étude ne semble
avoir été effectuée sur la santé des riverains de tels équipements
alors que des études effectuées sur des animaux montreraient
une large palette d'effets causés par les rayonnements.
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Le
Gouvernement est particulièrement conscient des préoccupations
des Français en matière de risques sanitaires.
Des
études ont été menées par l'Agence nationale des fréquences
lors de la campagne de mesures réalisée en 2001. Elles ont
conclu que, compte tenu de la technologie
utilisée par les émetteurs GSM, il ne pouvait y avoir d'émissions
de très basses fréquences à proximité des stations de base.
Ce point a été vérifié spécifiquement et figure dans le rapport
de l'agence.
Le
décret du 3 mai 2002 fixe des valeurs limites d'exposition
pour l'ensemble des gammes de fréquence de 0 à 300 giga hertz.
S'agissant
de la santé des riverains, des études épidémiologiques ont
été conduites à proximité d'émetteurs de télévision depuis
plusieurs dizaines d'années.
Une
étude réalisée au Royaume-Uni notamment a porté sur 3 400
000 personnes. Les conclusions de ces études ont été globalement
négatives. C'est pourquoi, dans le rapport sur « les téléphones
mobiles, leurs stations de base et la santé », le groupe
d'experts présidé par le docteur Zmirou n'a pas retenu l'hypothèse
d'un risque pour la santé.
De
plus, ces experts, dans leurs recommandations, ont précisé
que des études épidémiologiques ne constituaient pas une priorité.
Ce point a été confirmé par l'Institut national de veille
sanitaire (INVS) interrogé sur ce sujet. L'institut de
veille sanitaire a en effet estimé plus pertinent d'explorer
le signal sanitaire qui se focalise actuellement sur le problème
des antennes relais.
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