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Questions
au Gouvernement de Pierre Cardo
Personnes
handicapées
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Sollicité
par de nombreux citoyens concernés par les problèmes
liés à un handicap, Pierre CARDO est intervenu à
plusieurs reprises, tant par des questions écrites que par
une proposition de loi permettant d'améliorer l'acceuil des
étudiants dans les établissements d'enseignement supérieur.
Cette dernière
a été prise en compte dans le projet de loi relatif
au handicap, actuellement en discussion au Parlement. Un amendement
de Pierre CARDO a en effet été repris par la Gouvernement.
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Loi Handicap
n° 2005-102 du 11 février 2005 - Décrets d'application
- Publication (QE 74436 - 2005) Q
Enfants handicapés - Allocation d'Education spéciale
- Critères d'attribution - Modification de 2002 (19591
- 2003) Q / R
Etudiants handicapés - Accueil et Accompagnement (16023
- 2003) Q / R
Logements pour handicapés - Adaptation - Reséservation
de logements dans le parc social public (5507
- 2002) Q / R
Handicapés
- Stationnement - Emplacements réservés (3273
- 2002) Q / R
Handicapés en fauteuil roulant - Accès aux trains
(821 -
2002) Q / R
Adultes handicapés
- Prise en charge des frais de transport (305
- 1997) Q / R
Voir
aussi la proposition de loi sur l'accueil des étudiants handicapés
dans les universités
Questions incidentes
Personnes
lourdement handicapées - Age de la retraite (QE 45828
- 2004) Q/R
Etudiants handicapés - Accueil dans les Universités
(QE 16024 -
2003) Q
Enfants atteints de Dysphasie - Accueil dans les Yvelines - Etablissements
scolaires (QE
4093 - 2002) Q / R
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Ministère
de la sécurité sociale, des personnes âgées,
des personnes handicapées et de la famille
Loi
Handicap du 11 février 2005 - Décrets d'Application
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Q.
La
loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits
et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées a traduit la volonté d'apporter des solutions
concrètes aux problèmes de nos concitoyens handicapés. Ce
texte, longtemps attendu et concrétisant un des grands engagements
du Président de la République nécessite cependant, pour être
pleinement applicable, la prise de très nombreux décrets.
M. Pierre Cardo demande
à M. le ministre délégué à la sécurité
sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et
à la famille de faire un
point précis sur les décrets d'application déjà pris et le
calendrier envisagé pour la publication des décrets encore
en attente |
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R.
xxxx |
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Ministère
de la santé, de la famille et des personnes handicapées
Allocation
d'Education spéciale
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M.
Pierre Cardo appelle l'attention de M. le ministre de la santé,
de la famille et des personnes handicapées sur les
conséquences dramatiques pour de nombreuses familles, notamment
monoparentales, de la nouvelle réglementation en matière d'allocation
d'éducation spéciale suite aux décrets du 29 mars 2002 (n°s
2002-421 et 2002-422) et de l'arrêté du 24 avril 2002, pris
sans étude préalable suffisante.
Ces
nouvelles dispositions ont modifié les critères d'attribution
de l'allocation d'éducation spéciale et ont été profondément
changé, entraînant, pour certaines familles, des baisses très
sensibles du montant de cette allocation. De même, une application
stricte des nouveaux critères, à savoir l'emploi
d'une tierce personne à temps plein ou l'abandon de toute
activité professionnelle place de nombreuses familles et notamment
les familles monoparentales devant un choix impossible.
D'une part, le salaire du chef de famille vient à disparaître
ou l'allocation, d'un montant de 1 025 EUR par mois dans le
meilleur des cas est très largement consacré à l'emploi à
temps plein d'une tierce personne.
Dans
le même temps, cette aide ne permet plus de contribuer au
financement des autres dépenses liées au handicap qui est
souvent évolutif et s'aggrave. Alors que le Président de la
République a fait de l'handicap un des chantiers majeurs de
son mandat, il lui demande de lui préciser les mesures que
le gouvernement entend prendre d'urgence pour corriger cette
réglementation et en assouplir les critères d'attribution.
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La réforme
des compléments à l'allocation d'éducation spéciale (AES) intervenue
le 1er avril 2002 est progressivement mise en place. Elle a
pour objectif de mieux prendre en compte les charges financières
ou la perte de revenus induites par le handicap de l'enfant
et de garantir une plus grande égalité de traitement sur l'ensemble
du territoire. Elle module le montant des prestations accordées
afin de l'ajuster au plus près des besoins des familles.
La mise en
oeuvre de cette reforme a fait l'objet d'un examen attentif
au travers de données statistiques transmises par la CNAF.
Cette réforme est globalement très positive : alors qu'à ce
jour plus de la moitié des compléments attribués aux parents
d'enfant handicapé ont fait l'objet d'une révision, 60 % d'entre
eux perçoivent aujourd'hui un complément d'un montant supérieur
à celui perçu auparavant et 35 % un montant équivalent.
5 % d'entre eux perçoivent un montant moindre, ce qui correspond
au pourcentage habituellement constaté lors des réexamens
des dossiers, en dehors de toute réforme.
En ce qui
concerne la situation particulière des parents qui bénéficiaient
de l'ancien 3e complément, l'architecture de la réforme a
été conçue avec un maintien du montant financier du complément,
l'actuel 6e complément dès lors que la lourdeur de la prise
en charge et les contraintes qui pèsent sur la famille le
justifient. Sur la base des réexamens intervenus au 31 mars
2003, sur les 3111 familles qui bénéficiaient de l'ex-complément
de 3e catégorie, 2338 bénéficient maintenant du niveau 6 et
551 d'un complément 4 ou 5.
Cette
diminution peut s'expliquer par la réforme elle-même qui,
en introduisant trois compléments supplémentaires, a permis
de mieux moduler leur montant en fonction des dépenses engagées
par les familles ; elle peut également correspondre
à des changements de situation, l'enfant étant maintenant
accueilli pour une durée hebdomadaire plus longue, en établissement.
Ces résultats ont été récemment présentés aux associations
nationales.
Afin d'améliorer
la qualité de décisions des CDES, des réunions régulières
ont été organisées pour l'ensemble de ces commissions. Par
ailleurs, les situations individuelles les plus difficiles
ont pu faire l'objet d'un réexamen attentif et bienveillant.
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Ministère
des Personnes Handicapées
Accueil
des Etudiants handicapés
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Lors
de l'installation du Conseil national consultatif des personnes
handicapées le 3 décembre 2002, le
Président de la République a érigé l'action en faveur des personnes
handicapées au rang de grande cause nationale. Une
grande réforme de la législation actuelle et notamment de la
loi de 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées
et le Premier ministre s'est engagé à réformer cette législation.
Le ministre de la santé a insisté sur l'importance des actions
qui permettent l'intégration des personnes handicapées dans
la société, notamment au travers de l'éducation.
Or,
dans la réalité, il apparaît qu'aucune
mesure ne s'applique actuellement aux jeunes lourdement handicapés
qui, au travers d'un effort souvent exceptionnel, réussissent,
malgré un polyhandicap particulièrement lourd, à suivre des
études supérieures en milieu ordinaire (ex. université)
et qui, pour cela, ont besoin d'une assistance permanente
(déplacements, actes de la vie quotidienne, prise de cours,...).
Or,
dans la situation actuelle, s'il est possible de trouver des
réponses à des jeunes adultes pour leur insertion professionnelle,
la loi de 1975 se limite à l'âge de 20 ans, soit l'âge d'entrée
dans l'enseignement supérieur.
M.
Pierre Cardo rappelle à Mme la secrétaire d'Etat
aux personnes handicapées son engagement à réorganiser l'intervention
publique à partir des besoins des personnes handicapées dans
le plus grand respect de leur projet de vie personnelle. Il
lui demande de lui indiquer les mesures urgentes qu'elle entend
proposer pour apporter une solution concrète aux jeunes handicapés
qui souhaitent poursuivre des études supérieures en lui rappelant
que actuellement, 7 500 étudiants handicapés sont inscrits
dans l'enseignement supérieur.
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Ministère
des Personnes Handicapées
Logement
pour personnes handicapées
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Q.
Lors de son intervention télévisée du 14 juillet 2002, Monsieur
le Président de la République a déclaré que la politique
en faveur des personnes handicapées était une des priorités
de son mandat.
La
situation du logement de ces personnes dans des logements
adaptés et en nombre suffisant, doit être une préoccupation
quotidienne. Souvent, notamment dans la parc immobilier
social, ces logements sont en nombre insuffisant, peu adaptés
à la problématique des handicapés, mal situés et d'une accessibilité
difficile.
Il n'est pas rare en effet de trouver les seuls logements
adaptés aux handicapés en rez-de-chaussée ce qui suscite
des inquiétudes chez des personnes fragiles. Les logements
situés en étage leur sont interdit du fait de l'absence
d'ascenseurs ou, si les ascenseurs existent, ils ne sont pas
utilisables pour des personnes en fauteuil roulant. Par
ailleurs, il a été constaté, dans certains offices publics
HLM que des logements adaptés n'étaient pas réservés prioritairement
aux personnes handicapées mais donnés en location à des
personnes valides qui ne peuvent être délogés en cas de besoin
d'un logement adapté pour une personne handicapée.
Monsieur
Pierre CARDO demande à Madame le Secrétaire d'Etat aux Personnes
handicapées de lui indiquer les mesures qu'elle entend prendre
dans ce domaine notamment pour procéder à la mise en place,
dans les ensembles de logements sociaux, à des quotas de
logements réservés aux personnes handicapées et la création
d'un bail glissant en cas mise en location de ces logements
à des personnes non-handicapées afin de permettre une libération
rapide de ces logements avec relogement des occupants légaux.
Par ailleurs, il souhaite connaître les dispositions envisagées
pour adapter les logements du parc immobilier public aux
situations spécifiques des personnes handicapées (ascenseurs,
…) et s'il ne serait pas envisageable de rendre la création
d'une part proportionnelle de logements adaptés aux personnes
handicapés dans le cadre de nouvelles créations d'ensembles
immobiliers.
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R. Développer
une politique globale et équilibrée visant à améliorer la situation
des personnes handicapées est un objectif prioritaire de l'action
du Gouvernement, rappelé par le Président de la République dans
son intervention du 14 juillet 2002. Les ministères chargés
respectivement des personnes handicapées et du logement mènent
ainsi une politique active pour favoriser
l'accès au logement aux personnes handicapées, sachant
que celui-ci est une condition essentielle de l'insertion et
de la qualité de la vie.
Pour
ce qui concerne l'accès au logement social, la loi n° 2001-1247
du 21 décembre 2001 accorde, en vertu de l'article premier,
une priorité dans l'attribution des
logements sociaux aux personnes handicapées ou aux familles
ayant à leur charge une personne handicapée. L'article
2 prévoit, quant à lui, la possibilité de déduire de la taxe
foncière sur les propriétés bâties le montant des dépenses
engagées pour favoriser l'accès et l'adaptation des logements
sociaux aux personnes handicapées. L'article L. 442-8-1 du
code de la construction et de l'habitation autorise par ailleurs
les organismes d'habitations à loyer modéré à louer
des logements à des associations déclarées ayant pour objet
de les sous-louer, meublés ou non, à titre temporaire à des
personnes handicapées afin d'exercer les actions
nécessaires à leur réinsertion. De même, les locataires des
organismes d'habitations à loyer modéré peuvent, après en
avoir informé l'organisme bailleur, sous-louer une partie
de leur logement à des personnes handicapées adultes, avec
lesquelles ils ont conclu un contrat conforme aux dispositions
de l'article 6 de la loi n° 89-475 du 10 juillet 1989 relatif
à l'accueil par des particuliers, à leur domicile et à titre
onéreux, de personnes handicapées adultes. Le
prix du loyer de la ou des pièces principales sous-louées
est calculé au prorata du loyer rapporté à la surface habitable
du logement.
Il
convient cependant de prendre en compte à titre prioritaire
les difficultés particulières d'accès
au logement des personnes handicapées, dont le niveau de ressources
et la situation justifient l'accès au logement social.
Pour les personnes handicapées dont la situation économique
permet l'adaptation du logement, il s'agit ainsi de rechercher
plutôt des solutions dans le parc
privé en mobilisant les différentes aides financières existantes,
en particulier les aides financières de l'Agence nationale
pour l'amélioration de l'habitat pour les propriétaires bailleurs
ou les propriétaires occupants sous condition de ressources,
et la subvention ou le prêt par l'intermédiaire d'un organisme
collecteur de la participation des employeurs à l'effort de
construction (1 % logement) pour les propriétaires et locataires.
En outre, les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement
et d'entretien des locaux à usage d'habitation achevés bénéficient
du taux réduit de la TVA, en application de l'article 279-0
bis du code général des impôts. De même, les dispositions
prévues à l'article 200 quater du même code autorisent un
crédit d'impôt pour les gros travaux d'équipement.
L'article 278 quinquies du code général des impôts soumet
au taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée les matériels
spécialement conçus pour les déplacements des personnes handicapées,
notamment les élévateurs verticaux.
Par
ailleurs, ces mesures sont complétées par la suppression,
d'une part, de la condition d'être primo-accédant pour bénéficier
d'un prêt à taux zéro depuis février 2000 et, d'autre part,
du plancher de ressources pour le calcul des aides au logement
depuis juillet 2000 pour les personnes handicapées. Dans le
cadre de la réforme de la loi n° 75-354 du 30 juin 1975 d'orientation
en faveur des personnes handicapées, le Gouvernement étudie
des dispositions permettant une meilleure prise en compte
des règles d'accessibilité pour les personnes handicapées
lors de la construction d'un ensemble immobilier. Cette obligation
pourrait être étendue au parc immobilier social, lorsqu'il
s'agit de constructions pavillonnaires en bande
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Ministère
de la santé, de la famille et des personnes handicapées
Stationnement
- Emplacements réservés aux handicapés
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Q. Monsieur
Pierre CARDO appelle l'attention de Madame
la Secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées sur
les problèmes rencontrés par des personnes atteintes d'arthrose
et d'autres problèmes de santé qui rendent la marche difficile,
pour se déplacer en ville, notamment en utilisant leur voiture
personnelle.
Souvent,
le handicap de ces personnes n'est
pas assez important pour être reconnu par la COTOREP,
permettant ainsi à ces personnes de bénéficier des autorisations
nécessaires pour stationner sur les emplacements
réservés. Afin de venir en aide à ces personnes
et leur permettre ainsi de rompre un peu leur isolement, il
lui demande si une adaptation de la réglementation relative
à l'attribution d'une autorisation de stationner sur des emplacement
réservés ne pourrait être envisagée.
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R. Aux
termes de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation
sociale, concernant le droit de stationnement
réservé aux personnes handicapées, les maires ont la possibilité
d'accorder aux personnes titulaires de la carte « station debout
pénible » une autorisation de stationner, dans leur commune,
sur les emplacements réservés aux personnes handicapées.
Ce
nouveau dispositif, issu de l'article 86 de la loi précitée,
requiert, pour être appliqué, la publication d'un décret en
Conseil d'État. Cependant, il est apparu, dans le cadre de
la réflexion conduite sur la simplification des démarches
administratives, que ces nouvelles dispositions pouvaient
se révéler d'application complexe
pour les maires, les services chargés de les mettre en oeuvre
et les usagers, dans la mesure où l'autorisation de stationnement
n'était valable que pour une seule commune.
Aussi
a-t-il été décidé de proposer, dans le cadre du projet de
loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation
et la citoyenneté des personnes handicapées, projet que le
Gouvernement présente au Parlement au cours du premier trimestre
2004, une simplification de l'article
86 de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 qui pourrait se
traduire par l'unification des procédures d'instruction des
demandes de carte, l'uniformisation des titres
ouvrant droit à l'accès à l'ensemble des emplacements de stationnement
réservé, conformément à une recommandation du Conseil de l'Union
européenne du 4 juin 1998, et la prise en compte des difficultés
réelles de mobilité des personnes handicapées, sans référence
obligatoire à un taux d'incapacité
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Ministère
des Personnes Handicapées
Handicapés
en fauteuil roulant - Accès aux trains - SNCF
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Lors
de son intervention du 14 juillet, le Président de la République
a placé l'intégration des personnes handicapées au rang des
préoccupations personnelles de son mandat.
Au
moment du départ en vacances, Monsieur Pierre CARDO appelle
l'attention de Madame la Secrétaire d'Etat aux personnes handicapées
sur la scandale de la SNCF, service public, qui refuse de
prendre en charge et de transporter les fauteuils roulants
électroniques, obligeant les personnes handicapées de faire
envoyer, par leurs propres moyens, ces équipements qui sont
indispensables à leur mobilité. Ainsi, malgré des réservations
opérées par des personnes handicapées, les TGV ne proposent
souvent qu'une ou deux places pour ces personnes et la
SNCF refuse la prise en charge des fauteuils roulants.
Il
lui demande les mesures immédiates qu'elle entend prendre
pour obliger la SNCF, service public largement financé par
les fonds publics, de mettre un terme à ces pratiques proprement
scandaleuses et de procéder à l'acheminement, non seulement
des personnes handicapées, mais également des équipements
indispensables à leur mobilité.
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La
qualité de nos infrastructures de transport est primordiale
pour le déplacement des personnes handicapées, âgées, ou à mobilité
réduite et elle est la condition sine qua non de leur insertion
sociale.
Force
est de constater que peu de gares SNCF sont à ce jour accessibles,
les infrastructures ayant pour la plupart été construites
il y a de nombreuses décennies. Aussi la SNCF propose-t-elle
actuellement, dans près de 400 gares, une assistance aux personnes
à mobilité réduite. Soucieuse de remédier à leurs difficultés,
elle est déterminée à poursuivre son effort pour faciliter
les voyages des personnes en situation de handicap.
Pour
ce qui concerne l'accessibilité des autres gares, essentiellement
les gares d'intérêt régional ne disposant pas encore de matériel
spécifique et/ou de personnel dédié, la
SNCF a élaboré un schéma directeur régional pour l'accessibilité.
Une première expérimentation a démarré dès le premier trimestre
2003, dans la région de Tours, en concertation avec la région
Centre et les associations locales représentatives des personnes
handicapées. Compte tenu de l'impossibilité de mettre en accessibilité,
à court terme, les 1 380 gares de son réseau, la SNCF a défini
dans ces schémas directeurs l'objectif de permettre à un voyageur
handicapé de se rendre dans une gare accessible dans un rayon
de 25 à 50 kilomètres à partir de son domicile. Une
généralisation à l'ensemble des régions devrait se poursuivre
au cours de l'année 2004.
Consciente
des difficultés que peuvent rencontrer les personnes handicapées,
la SNCF a également accentué la formation de ses agents d'accueil
et diversifié ses actions en direction des voyageurs handicapés.
A cet effet, un numéro unique d'appel
téléphonique « SNCF Accessibilité Service » (0 800-15-47-53)
a été mis en place. Ce numéro vert permet aux personnes handicapées
de préparer leur voyage en leur offrant des informations spécifiques,
notamment sur l'aménagement d'environ 300 gares, ainsi que
la possibilité d'obtenir une assistance en gare quel que soit
le type de handicap.
S'agissant,
enfin, des voyages en train, les
nouveaux trains Corail, les TGV Duplex rénovés et le TGV Atlantique
offrent des espaces accessibles aux personnes en fauteuil
roulant et des accès plus faciles, leurs plates-formes
d'accès étant généralement prévues pour permettre une entrée
de plain-pied avec des quais d'une hauteur de 550 mm. Toutefois,
il est fortement recommandé aux voyageurs
handicapés en fauteuil roulant de réserver l'emplacement qui
leur est dédié dans les voitures de première classe.
Cette
réservation permet de s'assurer un voyage dans les meilleures
conditions et déclenche systématiquement une assistance dans
les gares de départ, de correspondance et d'arrivée. Les personnes
handicapées peuvent trouver toutes les coordonnées des gares
assurant cette assistance dans le Mémento du voyageur à mobilité
réduite édité par la SNCF, disponible dans toutes les gares
de grandes lignes ou sur simple demande auprès de la mission
« Voyageurs handicapés » de la SNCF.
Pour
le réseau francilien, la SNCF s'est engagée à améliorer l'accessibilité
de ses réseaux pour les personnes handicapées ou à mobilité
réduite. Ainsi 26 nouvelles gares SNCF, en plus des 60 accessibles
actuellement, auront été aménagées en 2003. Même si ces chiffres
témoignent d'une évolution favorable,
la situation actuelle n'est pas totalement satisfaisante.
C'est pourquoi la SNCF conduit des recherches et des expérimentations
sur les interfaces entre les trains et les quais des gares
et stations, afin de faciliter le passage des personnes se
déplaçant en fauteuil roulant.
Pour
aller plus loin, le Premier ministre a confié une mission
à Mme Geneviève Levy, députée du Var, sur l'accessibilité
des transports. Ses conclusions ont été remises au Gouvernement
au cours du premier trimestre 2003 et établissent des propositions
pour rendre tout à fait accessibles l'ensemble des moyens
de transports (routiers, ferroviaires, maritimes
et aériens) à toutes les personnes handicapées, en tenant
compte de tous les handicaps, du plus léger au plus lourd.
Certaines de ces propositions devraient être applicables à
moyen ou court terme.
Enfin,
et sur un plan plus général, une concertation interministérielle
a été mise en place, dans le cadre de la révision de la loi
d'orientation en faveur des personnes handicapées de 1975
et de l'élaboration de la future loi relative à l'égalité
des chances des personnes handicapées. Le cahier des charges
de cette concertation porte notamment sur les mesures permettant
une amélioration sensible de l'accessibilité
des transports. La future loi relative à l'égalité
des chances des personnes handicapées, dont le Parlement devrait
être saisi prochainement, sera par conséquent l'occasion de
marquer l'engagement pris sur la question
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Ministère
de l'Emploi et de la Solidarité
Adultes
handicapés accueillis en foyer - Prise en charge
des frans de transport
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M. Pierre
Cardo appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et
de la solidarité sur un problème que les personnes adultes
handicapées rencontrent.
En application
de l'article 13 de la loi n° 86-11, les enfants et adolescents
handicapés sont accueillis dans des établissements spécialisés
et les frais de transport sont inclus dans les dépenses
d'exploitation desdits établissements. De même, l'article
6 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975, modifié par un amendement
en 1989 (dit amendement Creton), permet aux personnes handicapées,
qui ne peuvent pas être orientées vers d'autres structures,
d'être maintenues dans ces établissements au-delà de l'âge
de vingt ans, sans que les frais de transport soient pris
en charge. Il lui demande de préciser les mesures qu'elle
entend proposer pour corriger cette situation.
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Pour marquer
le caractère provisoire et palliatif du dispositif de l'article
22 de la loi du 13 janvier 1989, le législateur a fixé des
règles de financement dérogatoires au système appliqué en établissements
d'éducation spéciale (prix de journée à la charge de l'assurance
maladie). Ces règles se réfèrent à celles du secteur des adultes
handicapés. C'est pourquoi les dispositions de l'amendement
visent la prise en charge des frais de soins et des frais d'hébergement
à l'exclusion des frais de transport qui n'entrent pas dans
les budgets des établissements pour adultes.
Consciente
des difficultés auxquelles certains jeunes adultes maintenus
et leurs familles peuvent être confrontés en raison de cette
exclusion, la ministre de l'emploi et de la solidarité a demandé
à ses services d'examiner les solutions
qui pourraient être apportées sur ce point. Les
mesures nouvelles à hauteur de 250 MF inscrites dans la loi
de financement de la sécurité sociale pour 1998, ainsi que
la poursuite de la création de places supplémentaires de CAT
(2 000) et d'ateliers protégés (500) dans le cadre de la loi
de finances pour 1998 constituent cependant la meilleure réponse
à apporter à cette situation insatisfaisante
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