La problématique
des carrières
souterraines concerne directement Pierre Cardo, notamment
du fait de la présence, dans sa commune et dans sa circonscriptions,
de nombreuses carrières souterraines de gypse. Ces dernières
ont donné lieu à plusieurs effondrements, dont un
a causé la mort d'un jeune homme en 1991.
Pierre Cardo
a déposé une proposition
de loi permettant une meilleure indemnisation des habitants
concernés Cette dernière a été prise
en compte, en partie, dans le cadre de la Loi sur les Risques
Naturels en 1995 (Loi Barnier) qui a permis d'aboutir à
l'expropriation des biens et à l'indemnisation, à
la valeur hors risque, de certains propriétaires situées
dans les zones à très fort risque. Malheureusement
tous les propriétaires n'ont pas été concernés.
Ceux dont l'élimination du risque coûtait moins cher
que l'indemnisation ont été exclus de cette mesure.
Ces dispositions
ont été complétées par la loi sur
les Risques de 2003 (Loi
Bachelot) qui permet désormais à toutes
les victimes de bénéficier d'une participation du
Fonds d'Indemnisation que ce soit pour des travaux ou pour des
études.
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Questions
Ecrites
Utilisation du Fonds de Prévention des Risques - Financement
des Travaux - Loi du 30 juillet 2003 - Décrets d'application
(Ecologie - XII_39396 - 2004) Q/R
Biens expropriés - Mise en sécurité (Ecologie
- XII_ 3645 - 2002) Q/R
Plan de Prévention des Risques - Erreurs de zonage - Conséquences
(Environnement - XI_36526 - 1999) Q/R
Biens en Zones Bleues - Obligations - Devenir (Environnement -
XI_9952) Q/R
Plan d'Exposition aux Risques - Zonages multiples du même
bien (Environnement - X_33314 - 1995) Q/R
Effondrement de carrières - Etat des Lieux (Environnement
- X_20776 - 1994) Q/R
Plan d'Exposition aux Risques - Elaboration (Environnement - X_20775
- 1994) Q/R
Questions
Orales
PPR - Zones bleues - expropriations (Environnement - LF 1999)
Q/R
Elimination du Risque - Comblement des carrières - Financements
(Environnement - LF 1996) Q/R
Elimination du Risque - Comblement des carrières (Environnement
- LE 1995) Q/R
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Ministère
de l'Ecologie et du Développement durable
PPR
- Financement des Travaux - Loi de 2003
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Monsieur
Pierre CARDO appelle l'attention de Monsieur
le Ministre de l'Ecologie et du Développement durable
sur les suites réservées, en termes de décrets d'application,
à la loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003. En
effet les articles 61 et 66 de la dite loi ont introduit des
modifications dans le Code de l'Environnement et plus particulièrement
aux articles L561-1 à L562-6 et des décrets en Conseil d'Etat
devaient préciser les modalités de mise en œuvre de ces articles.
Ces
dispositions sont particulièrement importantes notamment pour
la mise en œuvre des dispositions
relatives à l'utilisation du Fonds de Prévention des Risques
naturels majeurs concernant la prise en charge financière
des études et travaux de prévention (L561-3 4°)
Il lui demande de lui préciser si ces décrets ont été pris
et, le cas échéant, de lui indiquer le calendrier envisagé
pour ces décrets.
En
attendant il souhaite connaître les mesures prises afin que
le Fonds de Prévention des Risques naturels puisse prendre
en charge les études et travaux et notamment les sondages
sur les zones concernées
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Le
ministre de l'écologie et du développement durable a pris connaissance,
avec intérêt, de la question relative à
l'état d'avancement des projets de décrets d'application des
dispositions de la loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003
relative à la prévention des risques technologiques et naturels
et à la réparation des dommages se rapportant au financement
par le fonds de prévention des risques naturels majeurs des
mesures de prévention contre le risque d'effondrement de cavités
souterraines.
L'article
61 de la loi du 30 juillet 2003 a en effet repris
et élargi le dispositif spécifique à la prévention des effondrements
des cavités souterraines et des marnières instauré par l'article
159 de la loi n° 2002-296 du 27 février 2002 relative à la
démocratie de proximité, dont l'un
des volets ouvrait la possibilité de faire contribuer le fonds
de prévention des risques naturels majeurs au financement
des opérations de reconnaissance des cavités ainsi qu'à celui
de l'acquisition amiable d'immeubles ou du traitement ou du
comblement des cavités lorsque le risque qu'elles représentent
menace gravement des vies humaines.
Le projet
de décret en Conseil d'État préparé pour l'application de
ce dispositif devrait être publié à l'automne.
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Ministère
de l'Ecologie et du Développement durable
Mise
en sécurité des Biens expropriés
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En
application de l'Art. 11 de la loi n°95-101 du 2 février 1995
relative au renforcement de la protection de l'environnement
et après enquête publique, certains immeubles, exposés à
un risque naturel majeur, peuvent faire l'objet d'une mesure
d'expropriation au profit de l'Etat. Ces biens devenus propriété
de l'Etat, il appartient à l'Etat de prendre les mesures
adaptées à la limitation de l'accès et à la démolition éventuelle
des biens exposés afin d'en empêcher toute occupation future
(Art. 12).
Monsieur
Pierre CARDO appelle l'attention de Madame la Ministre
de l'Ecologie et du Développement durable sur le devenir
de biens ainsi cédés au profit de l'Etat (notamment des biens
menacés par l'effondrement de carrières souterraines) abandonnés
par leurs anciens propriétaires et qui, n'ayant fait l'objet
d'aucune mesure de mise en sécurité ou de démolition, sont
aujourd'hui librement accessible et susceptible d'être occupés
illégalement avec tous les risques que cela comporte. Il lui
demande de lui préciser les mesures qu'elle entend prendre
pour faire mettre en œuvre les mesures appropriées et notamment
faire procéder à la démolition des immeubles ainsi expropriés
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La
ministre de l'écologie et du développement durable a pris connaissance,
avec intérêt, de la question relative aux mesures de mise en
sécurité et de démolition des biens expropriés en application
de l'article L. 561-1 du code de l'environnement.
L'article
L. 561-3 du code de l'environnement
prévoit que le fonds de prévention des risques naturels majeurs
est chargé de financer, au même titre que les indemnités d'expropriation,
les dépenses liées à la limitation de l'accès et à la démolition
éventuelle des biens exposés afin d'en empêcher toute occupation
future. Les sommes correspondant à ces dépenses
font l'objet pour chaque procédure d'expropriation, après
déclaration d'utilité publique, d'une affectation spécifique
auprès du préfet de département concerné.
Il
incombe dès lors au préfet, une fois le transfert des biens
réalisé au profit de l'Etat, d'utiliser ce financement pour
prendre toutes mesures nécessaires pour assurer la mise en
sécurité du site (clôture, condamnation des accès et démolition
des bâtiments).
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Ministère
de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
Erreurs
de zonage dans les PPR - Conséquences
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M.
Pierre Cardo appelle l'attention de Mme
la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement
sur un problème grave de mise en oeuvre de mesures nécessaires
dans le cadre d'un plan de prévention
des risques (PPR) établi dans le cadre de carrières
souterraines sur la commune de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).
En
effet, pour des raisons de sécurité, la municipalité a dû
prendre un arrêté de péril imminent à l'encontre du propriétaire
d'une maison voisine d'un fontis en mouvement. A la suite
de cet arrêté et avant d'autoriser à réintégrer sa maison,
la ville a demandé au tribunal compétent de désigner un expert
afin d'établir s'il y avait un risque quelconque d'effrondrement
du bâti. Pour éclaircir son jugement, l'expert désigné a demandé
à ce que des sondages soient effectués sur la propriété pour
déterminer l'existence ou non d'un passage de galeries. La
ville étant maître d'oeuvre de ces sondages, leur coût est
à sa charge, alors que le PPR est du ressort de l'Etat et
qu'il appartient donc à ce dernier d'en définir le zonage
et de classer les différentes propriétés en conséquence.
Aussi,
il lui demande si les conséquences induites par des erreurs
de zonage, notamment lorsqu'il faut faire la preuve
de l'existence de galeries souterraines, n'incombent pas,
en toute logique, à l'Etat, responsable de l'établissement
du PER et de son zonage.
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La
ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement
a pris connaissance, avec intérêt, de la question relative aux
conséquences d'éventuelles erreurs
de zonage lorsqu'il faut notamment faire la preuve
de l'existence de galeries souterraines. Comme
il est indiqué, la municipalité de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines)
a pris un arrêté de péril à l'encontre du propiétaire d'une
maison voisine d'un fontis en mouvement. Le tribunal saisi par
ses soins a désigné un expert chargé de dire s'il y avait un
risque d'effondrement du bâti en question. L'expert a demandé
pour accomplir sa mission la réalisation de sondages dans la
propriété en vue de détecter la présence de galeries souterraines.
Ces sondages sont effectués par la commune dans le cadre de
l'expertise judiciairequ'elle a diligentée afin de savoir si
elle peut lever ou non sur la propriété correspondante l'arrêté
de péril qu'elle a été amenée à prendre.
La commune
use ainsi des pouvoirs qui lui sont conférés par les textes.
La loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 modifiée par la loi n°
95-101 du 2 février 1995, relative à l'organisation de la
sécurité civile, à la protection de la forêt contre l'encendie
et à la prévention des risques majeurs, met
à la charge de l'Etat l'élaboration et l'application des plans
de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) qu'elle
a institués. La zonage d'un PPR se fonde sur les
connaissances techniques du moment que détiennent les services
de l'Etat.
Les éléments
substantiels de connaissance de l'existence des galeries souterraines
que pourraeient apporter les sondages effectués par la ville
devront être communiqués aux services de l'Etat. Ceux-ci pourront
vérifier l'appréciation initiale du zonage du PPR et envisager,
en cas d'erreur, sa modification selon la procédure prévue
par les textes. Ce zonage relève
néanmoins d'une procédure et d'une responsabilité distinctes
de celles évoquées par la commune à la suite de l'arrêté de
péril qu'elle a pris
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Ministère
de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
Carrières
souterraines - Massif de l'Hautil - PPR - Elimination du
risque
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M.
Pierre Cardo
appelle l'attention de Mme le ministre
de l'aménagement du territoire et de l'environnement
sur la situation des propriétaires de biens situés en zone de
carrières souterraines et concernés par un plan de prévention
des risques (PPR), et notamment sur
la situation des biens qui, bien que situés en zone rouge, ne
sont pas expropriables aux termes de la loi du 2
février 1995 et de ceux qui, aux termes du PPR sont classés
en zone bleue, c'est-à-dire situés à proximité immédiate de
zones à haut risque et qui seraient dans l'obligation d'effectuer
des travaux à hauteur de 10 % de la valeur de leur bien.
Or
il est avéré que, dans les cas de risque d'effondrement
dans les zones rouges, les éventuels travaux qui pourraient
être effectués dans les zones bleues ne permettent nullement
de prévenir ou d'éviter le danger.
Seule
l'élimination des risques des zones rouges permettrait une
solution pour l'ensemble des propriétaires.
Il
lui relate ainsi la situation de propriétaires qui, situés
en zone bleue, se sont fait indiquer que, pour se mettre en
conformité avec la législation, des sondages devaient être
effectués dans les propriétés riveraines et voisines de celles-ci,
avec obligation de combler les cavités éventuellement détectées.
Or
ces investigations ne peuvent se réaliser qu'avec l'accord
et la participation des riverains qui, souvent, s'opposent
à ces travaux, plaçant ainsi les propriétaires des zones bleues
dans une situation juridiquement sans solution.
Il
lui demande de lui préciser la façon de procéder imposée
aux propriétaires situés en zone bleue pour se mettre en conformité
avec la loi.
Par
ailleurs, il souhaite savoir si le Gouvernement, par une modification
de la loi du 2 février 1995, envisage de permettre
au fonds d'indemnisation des victimes, actuellement seulement
réservé à l'expropriation de certaines propriétés, d'intervenir
dans l'élimination des risques existants, notamment
par une contribution au financement des comblements.
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La
ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement
a pris connaissance avec intérêt, de la question concernant
la situation des propriétaires de biens situés en zones de carrières
souterraines, notamment en zone rouge et en zone bleue du plan
de prévention des risques naturels prévisibles (PPR).
Aux
termes de la loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 modifiée
relative à l'organisation de la sécurité civile, à la protection
de la forêt contre l'incendie et la prévention des risques
majeurs, des travaux de prévention
peuvent être imposés, le cas échéant, aux propriétaires, dans
le cadre d'un PPR, sur des biens existants avant l'approbation
du plan et conformes pour leur construction ou leur aménagement
aux dispositions du code de l'urbanisme. Ils ne
peuvent cependant porter que sur des amendements limités,
évalués à 10 % au plus de la valeur vénale ou estimée
du bien, aux termes du décret n° 95-1089 du 5 octobre 1995
relatif aux PPR pris en application de la loi précitée du
22 juillet 1987 modifiée.
Il
ne s'agit donc pas d'imposer aux propriétaires des sujetions
manifestement excessives mais des prescriptions et des mesures
limitées au nom de la sécurité des personnes. C'est dans cet
esprit que le règlement du PPR de l'Hautil, dans le département
des Yvelines (art. 7 du titre III), prévoit, en cas d'effondrement,
des mesures qui visent à diminuer, voire à annuler, les
préjudices, que cet effondrement pourrait engendrer aux aménagements
existants voisins.
En
zone bleue, il met à la charge des propriétaires, dans la
limite réglementaire des 10 % de la valeur vénale ou estimée
du bien, à la fois des sondages de reconnaissance destinés
à détecter des vides résiduels quand les limites des cavités
sont imprécises ou inconnues ou à vérifier que les fondations
resistent aux mouvements du sol, et éventuellement des premiers
travaux de comblement.
Rien
dans le règlement ne permet d'affirmer que cette obligation
consiste en la réalisation de travaux par les propriétaires
sur des propriétés voisines des leurs.
Par
ailleurs, le fonds de prévention
des risques naturels majeurs a été institué par
la loi précitée du 2 février 1995. Il est chargé de financer,
dans la limite de ses ressources, les indemnités d'expropriation,
les dépenses liées à la limitation de l'accès et à la démolition
éventuelle des biens exposés afin d'en empêcher toute occupation
future. Depuis l'adoption de la loi
de finances rectificative pour 1997, il contribue également
au financement de travaux propres à prévenir les conséquences
exceptionnelles de certains risques naturels majeurs,
dans les conditions restrictives précisées à l'article 38.
Le financement de ces travaux est notamment explicitement
limité dans le temps comme dans son montant : 145 MF jusqu'au
31 décembre 1999.
Cette
ressource financière n'est pas utilisable pour les travaux
de comblement des cavités souterraines de l'Hautil dans la
mesure où, en l'espèce, les effets sont circonscrits au
périmètre de réalisation du risque.
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Ministère
de l'Environnement
Plans
d'Exposition aux Riques - Zonages multiples sur une même
propriété
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M.
Pierre Cardo appelle l'attention de Mme le ministre de l'environnement
sur un problème de mise en application des plans de prévention
des risques naturels prévisibles concernant
des zones d'habitations, notamment dans des zones
soumises a un risque d'effondrement, du fait de l'existence
de carrières souterraines.
Il
lui expose que dans le département des Yvelines, le préfet,
conformément a la législation en vigueur, a mis à l'étude,
un projet de PER (devenu PPR depuis) et a chargé l'inspection
générale des carrières de ce travail.
Apres
une étude approfondie des zones concernées, l'IGC a élaboré
un projet qui établit pour différentes propriétés des zonages
différents pour la même propriété.
Ainsi,
des maisons se trouvent, pour partie, en zone blanche, donc
sans risque et pour partie en zone bleue, donc moyennement
exposées, pouvant connaître des effets indirects du fait d'un
effondrement de la zone rouge la plus proche.
Cette
classification risque d'entraîner des dépréciations de ces
biens alors que la majorité de l'habitation se trouve en zone
blanche. Il lui demande de clarifier la situation de ces habitations
qui se retrouvent, en même temps, dans deux zones différentes
(bleue et blanche).
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Mme
le ministre de l'environnement a pris connaissance avec intérêt
de la question posée par l'honorable parlementaire, concernant
la mise en application des plans de
prévention de risques notamment dans les zones soumises a un
risque d'effondrement.
Tout
d'abord, il convient de souligner que la
dépréciation éventuelle des biens n'est pas tant due à leur
classement dans une zone bleue ou rouge, qu'a l'existence
d'un risque réel d'effondrement qui impose la mise
en oeuvre de mesures de prévention.
Les
plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR)
sont établis à partir d'une analyse des aléas en terme d'extension
géographique, d'intensité et de probabilité d'occurrence.
Le zonage qui en résulte sert de base a la détermination des
prescriptions qui peuvent s'y appliquer, au plan de l'urbanisme,
de la construction et de la sécurité des biens et des personnes.
Les
limites des zones homogènes ainsi cartographiées s'affranchissent
naturellement des limites administratives puisqu'elles s'appuient
sur une réalité physique concrète. Si
les informations obtenues sur l'extension des aléas sont suffisamment
précises, rien ne s'oppose à la délimitation de zones a prescriptions
différentes pour une même parcelle. Tel est le
cas pour le plan de prévention des risques d'effondrement
des communes sous-minées par d'anciennes exploitations souterraines
abandonnées dans le massif gypseux et l'Hautil (Yvelines et
Val-d'Oise).
L'intégration
des nombreuses informations existantes et notamment l'utilisation
des plans de carrières dresses par les anciens exploitants,
après vérification, ont permis d'établir des plans de zonage
a l'échelle de 1/5 000 ou du 1/2 000 dans certaines zones
urbaines.
La
délimitation technique réalisée permet d'optimiser les constructions
ou les mesures préventives dans chaque parcelle. Elle permet
d'apporter l'information la plus
objective possible au propriétaire du bien et aux acquéreurs
éventuels, et contribue donc à minimiser les éventuelles
dépréciations. L'honorable parlementaire évoque le cas des
maisons qui se trouvent, pour partie en zone blanche, donc
sans risque, et pour partie en zone bleue, donc moyennement
exposées.
La
partie en zone bleue se trouvant justifiée par l'existence
d'un risque, il n'apparaît pas opportun de la déclasser. Il
n'est pas opportun non plus d'étendre la zone bleue a l'ensemble
de la maison, car cela généraliserait le risque de dépréciation
a la totalité du bien.
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Ministère
de l'Environnement
Carrières
souterraines - Etat des Lieux
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M.
Pierre Cardo demande à M. le ministre de l'environnement de
lui préciser le nombre de sites concernés
par un risque d'effondrement de carrières selon qu'il
s'agit de galeries creusées dans des couches de calcaire dur
dont l'étaiement ou le remblaiement n'a pas été effectue avec
soin, de carrières de gypse abandonnées ou non remblayées ou
encore de carrières du type vallées d'effondrement ou des risques
de mouvement de terrain existent en dehors de toute excavation
préalable et établir la liste précise des sites ainsi connus
de ses services avec leurs caractéristiques
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L'exploitation
des mines et des carrières, ainsi que la dissolution naturelle
de certains matériaux solubles (calcaire et gypse) ont laisse
de nombreuses cavités souterraines dans le sous-sol. Ces cavités
n'ont généralement qu'une stabilité précaire qui peut être mise
en cause soit par dégradation naturelle progressive soit, dans
de nombreux cas, par l'action humaine. Leur rupture est susceptible
de provoquer des effondrements ou des affaissements de sols
dont les conséquences, en zone urbaine,
peuvent être graves, voire catastrophiques (21 morts et 50 blesses
lors d'un effondrement généralise, sur 18 hectares, d'une carrière
souterraine abandonnée de craie a Clamart, dans les
Hauts-de-Seine, en 1961).
Les
risques dus à l'existence de ces structures souterraines sont
considérables, tant en raison de la gravite de leurs effets
sur l'homme et les constructions que de la multiplicité des
sites sous-mines. Si beaucoup d'entre eux sont connus et répertoriés,
notamment par les inspections des carrières qui se sont constituées
à l'initiative de certaines collectivités particulièrement
concernées (ville de Paris, départements du Nord, de la Gironde,
de l'Ile-de-France...), il reste un travail de localisation
et de recensement considérable à accomplir.
Celui-ci se heurte à de nombreuses
difficultés : absence d'archives, limite et coût
des techniques de protection, complexité des mécanismes de
mine. Conscients de cette lacune, les ministères de l'environnement
et de l'industrie ont engage, courant 1993, une enquête exhaustive
au plan national afin d'identifier notamment les
zones les plus vulnérables. Les premiers résultats
témoignent de l'ampleur du problème : 4
263 communes au moins présentent sur une partie de leur territoire,
et souvent sous des zones habitées, des cavités d'origines
diverses ; 21 p. 100 d'entre elles ont eu à subir,
au cours de la période 1973-1993, un ou plusieurs phénomènes
d'instabilité. Pour certaines (Lille, Caen, Pontoise, Reims,
Laon...), il s'agit d'un problème majeur qui conditionne l'urbanisme
et la sécurité publique.
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TYPES
DE CAVITES
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NOMBRE
de communes
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POURCENTAGE
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Exploitations
minières
Carrières souterraines
Marnières
Souterrains
Cavités naturelles
Autres cavités
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942
2164
227
1293
855
493
|
16
36
4
22
14
8
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Après
validation par les préfets des départements,
ces résultats seront traduits sous forme cartographique.
On disposera ainsi d'une carte informative des communes métropolitaines
sous-minées et d'une carte prospective des dangers
encourus. Les zones reconnues comme particulièrement
vulnérables feront l'objet d'études plus détaillées
qui seront entreprises à l'initiative des deux ministères
de l'environement et de l'industrie
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Ministère
de l'Environnement
Carrières
souterraines - Etablissement de Plans d'Exposition aux Riques
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M. Pierre Cardo demande à M. le ministre de l'environnement
de lui préciser l'état d'avancement
et les premières conclusions qui ressortent des plans d'exposition
aux risques relatifs aux risques d'effondrement de carrières
élaborés ou en cours d'élaboration.
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Madame
le ministre de l'environnement a pris connaissance avec intérêt
de la question posée par l'honorable parlementaire concernant
les plans d'exposition aux risques.
Depuis
la loi du 2 février
1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement,
la seule procédure spécifique en matière de risques est le
plan de prévention des risques (PPR). C'est dans
ce cadre que sont poursuivis ou approuves les documents en
cours étude et que sont engagées les nouvelles procédures.
Par
rapport aux anciens plans d'exposition aux risques, le
PPR est plus simple à mettre en oeuvre. Il dispose de
possibilités d'intervention plus importantes, tant au regard
des zones concernées que des prescriptions susceptibles d'être
mises en oeuvre. En particulier, il
permet de prescrire plus aisément les mesures de prévention,
de protection et de sauvegarde à prendre par les collectivités
et les particuliers, ainsi que celles applicables aux constructions
existantes. L'Etat s'est aussi dote de moyens administratifs
et pénaux destines à contrôler ou à imposer le respect des
prescriptions inscrites dans les PPR.
Au
1er janvier 1996, 610 plans de prévention
des risques ou assimilés (anciens PER ou périmètres
de risques pris en application de l'article R. 111-3 du code
de l'urbanisme) relatifs à des " mouvements de terrain " sont
recensés, parmi lesquels 444 ont été approuvés.
Ces
PPR concernent généralement simultanément divers types de
risques : glissements, chutes de blocs, cavités souterraines.
Les PPR spécifiques aux cavités souterraines
sont très rares (Lille, massif de l'Hautil,
Paris, Val-d'Oise). Ceux-ci apportent généralement des progrès
significatifs dans la connaissance du risque. C'est le cas
en particulier du PPR du massif de l'Hautil.
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QUESTIONS
ORALES
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Ministère
de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement
Devenir
des zones bleues
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Madame
la ministre, la loi du 2 février 1995 relative au renforcement
de la protection de l'environnement a prévu, à la demande des
élus des villes concernées, un dispositif
d'expropriation des personnes domiciliées dans les zones considérées
comme zones à hauts risques.
En
dépit de cette loi, deux problèmes relatifs aux carrières
souterraines subsistent. Le
premier est celui des habitations
situées en zone rouge, pour lesquelles toute autre mesure
de prévention serait plus onéreuse que l'expropriation.
Le second est celui des habitations
situées dans les zones bleues, à proximité immédiate des zones
dangereuses. Ces deux cas ne bénéficient aujourd'hui
d'aucune solution.
Envisagez-vous
donc, madame le ministre, de modifier la loi en question pour
permettre au fond d'indemnisation créé à l'occasion de cette
loi d'intervenir dans le financement de travaux d'élimination
des risques ? Il s'agirait, dans le cas des zones rouges,
de combler les vides, là où c'est techniquement possible,
mais trop onéreux pour être accessible aux riverains. Pour
les zones bleues, c'est juridiquement impossible, les vides
se situant souvent sur les propriétés voisines.
Cette
loi du 2 février 1995 réserve donc un traitement inégalitaire
aux citoyens, confrontés à des problèmes liés à l'existence
de carrières souterraines. Il s'ensuivra rapidement de lourds
contentieux et aussi, hélas, des drames comme certains d'entre
nous en ont connus encore récemment.
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Monsieur
le député, j'a' bien noté que vous
interrogiez régulièrement les ministres de l'environnement sur
les modalités d'intervention de l'Etat face aux risques d'effondrement
dus à des carrières souterraines. Ma réponse ne constituera
sans doute pas une rupture avec ce qui vous a déjà été dit par
le passé.
La
loi 87-565 du 22 juillet 1987 modifiée, relative à l'organisation
de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre
l'incendie et à la prévention des risques majeurs, prévoit
que peuvent être imposées au propriétaire,
dans le cadre d'un plan de prévention des risques,
sur des biens existants avant l'approbation du plan et conformes
pour leur construction ou leur aménagement aux dispositions
du code de l'urbanisme, certaines obligations. Elles ne peuvent
cependant porter que sur des aménagements limités, évalués
à 10 % au plus de la valeur vénale
ou estimée du bien, aux termes du décret du 5 octobre
1995 relatif au PPR.
Il
ne s'agit pas d'imposer aux propriétaires
des sujétions manifestement excessives, mais des
prescriptions et des mesures limitées au nom de la sécurité
des personnes. C'est dans cet esprit que le règlement du PPR
du massif de l'Hautil dans les Yvelines, prévoit, en cas d'effondrement,
des mesures qui visent à diminuer ou à annuler les préjudices
que cet effondrement pourrait engendrer aux aménagements existants
voisins.
En
zone bleue, il met à la charge des propriétaires,
dans la limite réglementaire des 10 % de la valeur vénale
ou estimée du bien, ou des sondages de reconnaissance pour
détecter des vides résiduels, ou les premiers travaux de comblement.
Par ailleurs, le fonds de prévention des risques naturels
majeurs a été institué par la loi du 2 février 1995. Il est
chargé de financer les indemnités d'expropriation, les dépenses
liées à la limitation de l'accès et à la démolition éventuelle
des biens exposés, afin d'en empêcher toute occupation future.
Depuis
l'adoption de la loi de finances rectificative de 1997, il
contribue également au financement de travaux propres à prévenir
les conséquences exceptionnelles de certains risques majeurs
: glissement des ruines de Séchillenne dans l'Isère, de la
Clapière dans les Alpes-Maritimes. Le financement de ces travaux
est explicitement limité dans le temps, comme dans son montant
: 145 millions de francs jusqu'au 31 décembre 1999. Cette
ressource financière ne paraît donc pas utilisable pour les
travaux de comblement des cavités souterraines qui vous préoccupent.
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Ministère
de l'Environnement
Carrières
souterraines - Zones non expropriables et zones bleues
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La
loi
Barnier - et votre budget aussi, je crois - a laissé
en suspens le problème des carrières souterraines.
J'ai déjà eu l'occasion de vous en parler. Cette loi, très positive
pour la prévention des risques, a prévu que si
le coût de l'expropriation des habitations est inférieur aux
mesures de prévention permettant de supprimer le risque, I'expropriation
a lieu, I'indemnisation étant assurée grâce au fonds
qu'elle a créé et qui est constitué par les assurances.
Mais
si le coût de l'expropriation est
supérieur aux mesures de prévention, rien n'est prévu.
Et pour cause: le législateur avait, à i'époque, prévu de
compléter cette disposition par une autre, aux termes de laquelle
le fonds d'indemnisation serait mis à contribution pour le
comblement. C'était logique, s'agissant des carrières souterraines.
Il
en résulte des situations très particulières. Par exemple,
au-dessus de trente mètres de recouvrement, on exproprie;
en dessous, on ne sait que faire. Or
c'est souvent le cas dans les centres - villes, et l'on n'a
pas de réponse a apporter aux habitants. Pourtant,
le problème va s'amplifier au fur et à mesure que les plans
de prévention de risques vont se multiplier.
Quand
on décide d'un tel plan, on sait pertinemment que les gens
sont en danger, mais on ne fait rien, puisque la loi ne le
prévoit pas! Pourtant, quelle que soit la profondeur et donc
quel que soit le coût de la prévention, le risque est le même.
C'est comme si, à Sechilienne, on prévoyait que, selon la
hauteur du rocher qui va tomber sur les maisons, on va indemniser
ou non. Et pourrant, pour celui sur qui vont tomber des tonnes
de pierres, le résultat sera le même!
Votre
prédécesseur s'était engagé, à une époque, à prévoir
une réserve pour certaines opérations prioritaires,
à titre expérimental. L'argent existe. Il est dans le fonds
prévu à cet effet. Mais, compte tenu de la lenteur des procédures
que nous avons encore étudiées cet après-midi dans les Yvelines,
et de la multiplication des contentieux qui va encore ralentir
les règlements, il y a fort à parier que, d'ici deux ou trois
ans, il ne sera pas consommé grand-chose des 100 millions
par an qui s'accumulent dans le fonds, c'est-à-dire des 300
millions qui seront alors disponibles.
Le
deuxième volet de ma question est celui-ci : la loi prévoit
une comparaison entre le coût
des opérations de prévention et le coût de l'expropriation.
Pour l'expropriation, l'évaluation sera faire par les Domaines,
notaire de l'Etat. Mais rien n'est dit sur qui va évaluer
le cour des travaux de prévention. Or, pour que
la loi soit applicable, il est indispensable que ce soit fait,
c'est même un préalable.
Mais, budgétairement, il me semble que rien n'est prévu. Vous
avez parlé, tout à l'heure, de 50 millions de francs pour
la mise en place des différents plans de prévention en France.
Cette somme est soit insuffisante, si est pris en compte le
coût de ces plans, soit excessive, si ces PPR ne sont pas
mis en œuvre ? et les élus locaux ne semblent pas, pour l'instant,
les souhaiter.
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Je
connais bien le problème auquel vous êtes confronté, puisque
je suis allée sur place voir ce qu'il en était. Je suis bien
consciente de l'importance des enjeux, car certains de ces vides
dont vous avez parlé sont en zone urbaine et d'autres en zone
d'habitat dispersé. La fréquence des effondrements - un par
an à Chanteloup-les-Vignes - a conduit l'Etat à prescrire un
PER en janvier 1993.
Le
coût des travaux de comblement est hors de proportion avec
les possibilités financières des propriétaires concernés,
puisqu`il est de l'ordre d'un million de francs par hectare
et que, pour !a seule commune de Chanteloup-les-Vignes, cela
dépasserait 4o millions de francs, somme considérable.
Il
y a deux zones bien distinctes à Chanteloup-les-Vignes. Sur
la zone située en habitat dispersé, nous allons engager la
procédure d'expropriation. Je l'ai promis. Je le ferai. Sur
la zone proche du centre-ville, vous
savez comme moi que ces vides ne répondent pas aux critères
de la loi Barnier. Cette loi, c'est vous qui l'avez
votée, mesdames et messieurs les députés. Je vois mal le Gouvernement
ne pas l'appliquer telle qu'elle existe aujourd'hui. On ne
peut pas exproprier des terrains si le coût de l'expropriation
est inférieur au coût des travaux de confortement.
J'ai
demandé un rapport à M. Bourrelier ainsi qu'à l'instance d'évaluation
de la politique de prévention des risques naturels. Les services
de votre commune sont associés à ce travail. Nous verrons
si des propositions peuvent être formulées. Mais, je ne puis
que vous le répéter, le Gouvernement est la pour appliquer
les lois que le Parlement a votées
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Ministère
de l'Environnement
Carrières
- Elimination des Risques - Comblement
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Monsieur
le ministre, ma question concerne le
problème particulier des carrières. Vous avez pris
un certain nombre de décisions, et notamment des financements
sur le FIQV, pour des sites expérimentaux permettant de tester
des mesures de détection de vide puis éventuellement de comblement.
Une telle expérience est extrêmement intéressante, mais pose
un certain nombre de questions.
Tout
d'abord, la question de la maîtrise d'ouvrage n'est pas réglée.
S'il y a expérimentation, il faudra qu'il y ait une entité
qui en assume la responsabilité. Si l'on peut trouver la responsabilité
de la maîtrise d'œuvre au niveau des services de l'Etat, ce
n'est pas évident pour la maîtrise d'ouvrage. Une telle expérimentation
doit démarrer rapidement, dans la mesure où la loi que vous
allez bientôt soumettre à notre assemblée permettra probablement
des avancées importantes dans le domaine des risques naturels
et plus particulièrement des carrières.
Au-delà
de la notion de bilan économique, qu'il sera peut-être nécessaire
de mettre en avant, un certain nombre de problèmes techniques
vont se poser. Sans entrer trop dans le détail, j'aurais voulu
savoir aussi si l'on pouvait envisager d'apporter
une réponse au problème des zones dites bleues.
Dans la réglementation, elles sont liées essentiellement au
problème des inondations et il y a toujours des difficultés
lorsqu'il s'agit de carrières et donc d'effondrements.
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Je
remercie M. Cardo de rappeler ici, par l'exemple qu'il vit tous
les jours, une des questions majeures
qui n'ont jamais été vraiment traitées : les risques
naturels, on le sait, peuvent provoquer des catastrophes et
notamment la perte de vies humaines sans qu'on ait le temps
de les prévoir et d'évacuer les gens. C'est le cas de la butte
de l'Hautil et du fameux massif de la Séchilienne, dans le Dauphiné,
où une masse de rochets de 40 millions de mètres cubes va tomber
un jour, dans les quinze ans qui viennent, selon les spécialistes,
sur un village de quatre-vingt-dix-sept maisons.
C'est
en pensant à ces cas-là et aux vies des gens que j'ai proposé
une mesure dans le projet de loi que vous examinerez bientôt.
Le Sénat a retenu l'idée de l'expropriation
et de l'indemnisation sans tenir compte du risque de telle
sorte que les gens puissent être indemnisés, non
pas sur la valeur actuelle de leur maison, qui ne vaut plus
grand-chose compte tenu du risque, mais selon une valeur qui
leur permette de se réinstaller.
Nous
allons réaliser l'étude que vous souhaitez sur la butte de
l'Hautil, dans le cadre des crédits dégagés pour la prévention
des risques par le FIQV le 15 mars 1994. Les premiers chiffres
dont nous disposons font apparaître un coût considérable pour
un comblement, alors que l'expropriation et l'indemnisation
des propriétaires coûteraient beaucoup moins cher.
Je
suis donc très sensible à votre préoccupation. Le projet de
loi que l'Assemblée va examiner ne concerne effectivement
que les zones à risques très graves, les zones rouges. Nous
n'avons pas encore prévu d'actions particulières pour les
zones bleues, à risques moyens, dont les conséquences
seraient essentiellement économiques. Nous devons définir
des priorités compte tenu des sommes disponibles, qui, je
le souligne, sont nouvelles. Nous avons trouvé un chemin,
une méthode, des crédits pour mettre au moins à l'abri les
vies humaines. Je suis prêt à en discuter avec vous, dans
le cadre du projet de loi et en dehors de l'Assemblée. En
effet, c'est en pensant au cas de votre circonscription, après
que vous m'en avez personnellement fait part, que j'ai trouvé
ce chemin.
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