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Questions
au Gouvernement de Pierre Cardo
Adoptions
internationales
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Saisi, depuis
plusieurs années, par des parents français, désireux
d'adopter des enfants dans des pays étrangers, Pierre CARDO
est intervenu à plusieurs reprises, tant à l'Assemblée
nationale qu'auprès du gouvernement, pour soutenir les demandes
des parents, confrontés à de nombreux blocages.
Après
le déblocage des dossiers au Cambodge, une excellente nouvelle
vient de parvenir de Madagascar.
Près
de 140 dossiers viennent en effet d'être débloqués
depuis septembre 2005 et les premières familles viennent
de rentrer en France avec leurs enfants
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Politique d'adoptions
d'enfants nés à l'étranger - Blocages et
Réformes (QE
39688 - Famille et Enfance - Mai 2004) Q/R
Adoptions au Cambodge
- Blocage des procédures (QE
44727 - Affaires Etrangères - Juillet 2004) Q/R
Adoptions à
Madagascar - Blocage des procédures en cours et de la régularisation
d'adoptions réalisées ( QE
53121 - Affaires étrangères - Janvier 2005)
Q
Adoptions à
Madagascar - Blocage des procédures de régularisation
d'état civil (QE
63832 - Justice _ Avril 2005) Q/R
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Ministère
de la Famille et de l'Enfance
Réforme des procédures d'adoption
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Q. Monsieur
Pierre CARDO appelle l'attention de Madame
la Ministre de la Famille et de l'Enfance sur le
dossier des adoptions d'enfants, notamment
d'enfants nés à l'étranger.
Alors
que chaque année, environ 20000 demandes d'adoptions sont
déposées et que 8000 personnes reçoivent un agrément d'adoption,
seule la moitié environ des agréments
obtiennent satisfaction, souvent après de longues
procédures et attentes. Les associations
agréées refusent trop souvent et sans motif explicite
les demandes alors même que les familles ont obtenu l'agrément
pour adopter et qu'elles offrent donc toutes les garanties
pour un accueil de l'enfant dans de bonnes conditions, créant
ainsi des situations douloureuses pour les familles qui ne
peuvent pas avoir d'enfant ou qui restent en attente pendant
de nombreuses années, entraînant une expiration d'agrément.
Après
avoir dressé un bilan des adoptions d'enfants nés en France
et à l'étranger depuis 5 ans, il lui demande de lui indiquer
le nombre de demandes d'adoption actuellement en cours après
l'obtention de l'agrément et les mesures concrètes qu'elle
entend prendre pour permettre aux familles bénéficiaires d'un
agrément de pouvoir accueillir dans les meilleurs délais un
enfant adopté au sein de leur foyer
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R.
On
estime actuellement à plus de 23 000 le nombre d'agréments délivrés
et en cours en France alors que seulement 5 000 enfants, environ,
sont adoptés chaque année (1 200 pupilles en France et moins
de 4 000 enfants à l'étranger). Devant cet écart difficile à
supporter par les familles, le Gouvernement souhaite à la fois
améliorer l'accompagnement des familles
et augmenter à terme le nombre des adoptions nationales et internationales.
Le projet
présenté lors du conseil des ministres du 16 juin 2004 précise
le cadre de cette réforme. Celle-ci s'articulera autour de
deux axes principaux. En amont de
l'agrément, une harmonisation des procédures et des pratiques
au sein des différents conseils généraux sera réalisée. En
aval de l'agrément, la qualité de l'information apportée aux
familles pour organiser leurs projets en France durant la
période de préparation, mais aussi dans les pays d'origine
des enfants, grâce à une meilleure mobilisation du réseau
consulaire, sera renforcée.
La capacité
d'intervention des organismes autorisés
pour l'adoption (OAA), en particulier dans les
pays qui ont annoncé la fin des démarches individuelles d'adoption
dans l'esprit de la ratification de la convention de La Haye,
sera confortée.
Sera également
créée, aux côtés des OAA, une agence
française de l'adoption dont la mission sera d'accompagner
les familles pour leur faciliter leurs démarches. Son rôle
sera de recevoir les dossiers des candidats à l'adoption qui
ne sont pas pris en charge par les OAA.
De son
côté, l'autorité centrale placée
auprès du ministère des affaires étrangères sera renforcée
et dotée d'un secrétariat général qui reprendra les attributions
« étatiques » de l'actuelle mission de l'adoption internationale
: ses compétences seront réorientées sur les fonctions interministérielles
de régulation, de coordination, d'impulsion et de coopération
institutionnelle interétatique.
Enfin,
le Conseil supérieur de l'adoption
étendra ses fonctions d'instance consultative sur l'ensemble
des questions d'adoption, y compris en matière d'adoption
internationale. Ainsi pourront être représentés à un bon niveau
les différents acteurs de la société civile intéressés
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Ministère
de Affaires Etrangères
Blocage des dossiers au Cambodge
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Q. M.
Pierre Cardo attire l'attention de M.
le ministre des affaires étrangères sur les problèmes
rencontrés par les familles françaises qui souhaitent adopter
un enfant orphelin cambodgien.
Depuis
près d'un an, la mission de l'adoption
internationale a mis un frein aux procédures d'adoption
en cours, au motif que la situation politique du Cambodge
ne présentait pas suffisamment de garanties. Dans le même
temps, les autorités cambodgiennes soutenaient ces projets
d'adoption. Les projets de nombre de familles françaises ont
ainsi été bloqués alors même que d'autres pays encourageaient
les adoptions au Cambodge.
Depuis
le début du mois de juillet, le Cambodge s'est doté d'un nouveau
gouvernement entraînant ainsi une stabilisation politique
dans ce pays. Devant ces nouvelles réalités, il lui demande
de lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour relancer
les projets d'adoptions au Cambodge permettant ainsi, conformément
aux souhaits du Gouvernement, aux milliers de familles disposant
d'un agrément d'adoption, de voir leur projet se
réaliser et aux milliers d'orphelins de trouver une nouvelle
famille
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R.
Les
autorités françaises ont été amenées à
suspendre à compter du 31 juillet 2003 toute nouvelle
procédure d'adoption des familles françaises au Cambodge. En
effet, il est apparu que la situation de l'adoption internationale
dans ce pays n'offrirait plus les
garanties suffisantes pour assurer la transparence et la régularité
des adoptions, en particulier au regard de l'adoptabilité
des enfants et de l'absence de transaction financière. Il ne
relève donc en aucun cas d'une volonté de réduire le nombre
d'adoption au Cambodge mais d'une situation de fait tenant compte
de graves dysfonctionnements dans les procédures d'adoption.
Depuis
les dernières élections législatives de juillet 2003, les
autorités cambodgiennes n'ont pas été encore en mesure d'engager
la réforme de leur législation en matière d'adoption à laquelle
la France, comme d'autres pays européens (Pays-Bas, Belgique,
Suisse et Grande-Bretagne) et les États-Unis, a subordonné
la reprise des adoptions. Cette mesure
de suspension est donc toujours en vigueur.
Dans
ce contexte, les autorités françaises ont proposé à leurs
homologues du Cambodge d'envoyer sans délai une mission d'experts
pour apporter un concours technique en vue de mettre en place
la réforme nécessaire qui permettra la reprise des adoptions
au bénéfice de notre pays. Cette mission est en cours et fera
son rapport dès son retour à Paris. Il convient de noter par
ailleurs qu'en juillet 2004 un nouveau gouvernement a été
nommé et que le Parlement peut désormais siéger.
Il est donc permis d'espérer qu'un calendrier de réformes
législatives pourra être arrêté et que le projet de loi sur
l'adoption, élaboré sous l'égide de l'UNICEF, pourra
être enfin déposé et examiné, en vue de débloquer la situation
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Ministère
des Affaires étrangères
Blocage des demandes à Madagascar et de la régularisation
des adoptions déja réalisées
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Q. M.
Pierre Cardo appelle l'attention de M.
le ministre des affaires étrangères sur les problèmes
que des familles françaises rencontrent depuis quelque temps
pour concrétiser un projet d'adoption
d'un enfant à Madagascar ainsi que le blocage, par le parquet
de Nantes, de la transcription de la majorité des jugements
régulièrement prononcés par le tribunal de grande instance de
Madagascar.
Outre
le fait que tous les dossiers récents d'adoption, régulièrement
déposés, sont bloqués, les parents qui ont pu adopter, conformément
aux procédures en vigueur ne comprennent pourquoi la situation
de quarante-cinq enfants, qui se
trouvent dans une famille française depuis un an, soit ainsi
bloquée, faute d'une régularisation par les autorités françaises.
Il lui demande de lui indiquer les mesures qu'il entend prendre
pour venir en aide aux familles désireuses d'adopter un enfant
à Madagascar, dans l'intérêt de ces enfants, abandonnés et
cloîtrés dans des orphelinats et régulariser, dans les meilleurs
délais, la situation des enfants déjà en France
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R.
xxx |
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Ministère
de la Justice
Blocage des procédures d'état civil d'adoptions
à Madagascar
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Q. M.
Pierre Cardo appelle l'attention de M.
le garde des sceaux, ministre de la justice, sur
les graves problèmes rencontrés par plusieurs dizaines de parents
français ayant réussi, de façon toute à fait légale et avec
le soutien de la mission d'adoption internationale, à adopter
un enfant à Madagascar.
Il
apparaît que, malgré le fait que ces
parents avaient respecté toutes les procédures préalables,
tant en France qu'à Madagascar, souvent très longues et complexes,
les enfants désormais en France,
souvent depuis de nombreux mois, ne
voient pas leur situation administrative régularisée du fait
d'un blocage qui leur est opposé par le parquet de Nantes,
en charge de ces dossiers. Cette situation a pour conséquence
immédiate que ces enfants, souvent déjà traumatisés avant
leur arrivée au sein de leur nouvelle famille, et leurs nouvelles
familles, se sentent à nouveau exclus de la société.
Il
lui demande de lui indiquer les mesures qu'il entend prendre
pour régulariser dans les plus brefs délais ces dossiers et
les délais nécessaires pour arriver à une solution satisfaisante
pour les enfants et leurs parents adoptifs
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R.
Le
garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable
parlementaire que les difficultés rencontrées
par les familles à l'occasion des procédures d'adoption d'enfants
malgaches font l'objet d'un traitement particulièrement attentif.
Le
processus d'adoption à Madagascar a connu, au cours de l'année
2004, des problèmes particuliers, révélés par le démantèlement
de plusieurs réseaux de trafic d'enfants. Par ailleurs,
Madagascar devait mettre sa loi en conformité avec la convention
de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et
la coopération en matière d'adoption internationale, entrée
en vigueur dans ce pays le 1er septembre 2004. Ces
difficultés ont conduit le Gouvernement malgache à suspendre,
à compter du mois de décembre 2004, les procédures d'adoption
en cours.
Parallèlement,
en France, le procureur de la République
de Nantes, chargé d'ordonner la transcription directe
du dispositif d'un jugement d'adoption étranger sur les registres
du service central d'état civil du ministère des affaires
étrangères, a été conduit à refuser
la transcription de certains jugements d'adoption prononcés
antérieurement au 1er septembre 2004. Avant toute transcription,
ce magistrat doit contrôler l'opposabilité en France du jugement
d'adoption, selon des critères définis par la cour
de cassation dans son arrêt Munzer (Cass., 1re civ., 7 janvier
1964). Ces critères, repris à l'article 2 de l'annexe II de
l'accord de coopération franco-malgache du 4 juin 1973 relatif
à la compétence, la reconnaissance et l'exécution des décisions,
concernent notamment le respect de l'ordre public international
français.
Le
parquet doit ainsi s'assurer que
le consentement de la famille d'origine a été donné librement
et en toute connaissance des conséquences de l'adoption,
en particulier, s'agissant d'une adoption plénière, sur le
caractère complet et irrévocable de la rupture du lien de
filiation préexistant.
Pour
l'année 2004, sur 285
demandes de transcription de jugements d'adoption malgaches,
trente et une ont à ce jour fait
l'objet d'une décision de rejet fondée sur l'irrégularité
du consentement à l'adoption donné par les parents biologiques
des enfants. Les refus de transcription opposés
par le parquet de Nantes n'ont par conséquent pas été systématiques,
les parents adoptifs étant par ailleurs informés qu'en
cas de contestation de cette décision, ils disposaient de
la faculté de saisir le tribunal de grande instance de Nantes
aux fins de voir statuer sur la transcription du jugement
d'adoption.
Par
ailleurs, le Gouvernement, soucieux de favoriser une issue
à ces dossiers, a envoyé fin février 2005 à Madagascar une
mission composée de représentants des ministères de la justice
et des affaires étrangères afin d'examiner, en concertation
avec les autorités malgaches, l'état d'avancement de la réforme
de l'adoption, de permettre le déblocage des dossiers en cours
et de recueillir des informations sur le déroulement de la
procédure d'adoption dans ce pays.
Sur
la base des éléments recueillis, des
instructions ont été données au procureur de la république
de Nantes dans le cadre de l'examen des demandes, afin de
permettre la transcription de jugements d'adoption pour lesquels
aucune irrégularité manifeste n'avait été commise.
Pour certains dossiers, il est nécessaire que des éléments
complémentaires soient communiqués au parquet de Nantes afin
de permettre la transcription. Le Gouvernement va se rapprocher
à nouveau des autorités malgaches afin de favoriser l'obtention
de ces informations et d'éviter que les familles aient à entreprendre
elles-mêmes cette démarche
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