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Introduction
Art
16 - Crédit d'impôts
Art
17 - Information sur les PPRI
Amendement
intérressant sur la révision des PPR à la demande
des communes après mise en conformité (REJETE)
Après Art
18 - Amendement sur les Assurances
Après Art.
18 - Amendement sur la
responsabilité des élus
Après Art.
19 - Amendement
sur les conséquences du classement
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Cet
amendement de M LASSALLE soulève le problème du classement
brutal - souvent peu justifié - d'une bien en zone rouge.
(Amendement
retiré)
M.
Jean Lassalle. En nous penchant tout à l'heure sur le
problème de l'assurance, et à l'instant sur celui de la responsabilité
des élus, nous avons bien vu qu'il y avait quand même beaucoup de
choses à revoir s'agissant de notre capacité à gérer ces problèmes.
J'ai un peu le sentiment qu'on s'en remet un peu trop - mais cette
loi va certainement nous aider à évoluer de ce point de vue - à
des attitudes de prévention, de réglementation, que l'on ne prend
pas assez souvent le temps d'expliquer.
On a tendance à
penser qu'on a tout prévu dès l'instant qu'on a des cartes et des
plans qui prévoient tout, et que par conséquent tout se passera
bien. Or, tout ne se passe pas bien. Dans ma commune j'ai eu à connaître
quatre crues à caractère torrentiel.
L'ensemble des
services se sont mis à réfléchir avec la mairie pour voir ce qu'on
pouvait faire. Je pensais que c'était pour trouver des solutions
préventives, pour essayer de voir comment on pouvoir gérer cela.
Et en fait, cela s'est traduit par un plan pluriannuel, sur lequel
il fallait délibérer, et qu'il fallait soumettre de toute urgence
à enquête publique. Ce plan prévoyait la
mise en zone rouge de la mairie, de l'école, de l'église, du foyer
des jeunes et des deux auberges.
Ce n'était pas un
petit problème, car les bâtiments concernés existaient tous depuis
assez longtemps. Alors, j'ai écrit au préfet : qu'est-ce
que je dois faire ? Est-ce que je dois condamner ma commune
à une mort certaine, au nom d'un risque qui ne se produira peut-être
jamais - mais qui se produira peut-être, je ne sais pas ? Ou alors,
dois-je risquer d'aller en prison pour ne pas l'avoir prévenue d'un
risque dont vous me parlez, et qui peut effectivement se produire,
mais dont il n'est pas sûr qu'il se produise parce qu'il ne s'est
jamais produit jusqu'à ce jour ?
Plusieurs générations,
en effet, se sont succédé, et je n'ai jamais entendu dire qu'il
y ait eu mort d'homme par avalanche ou par noyade. Voilà ce à quoi
je me trouvais confronté.
Vous savez, plus
on met en place des réserves d'Indiens, moins il y a de chances
que les hommes puissent continuer à y travailler. Or, les hommes
savaient remarquablement entretenir le territoire. Ils connaissaient
les sources de danger et ils savaient gérer ce danger, ils savaient
s'y adapter, et je crois qu'aujourd'hui on le fait beaucoup
moins.
Aujourd'hui, il
me semble que, dans l'évaluation de tous ces plans, nous sommes
trop absents, ou trop passifs.
En proposant cet
article additionnel, j'ai donc surtout voulu souligner qu'il y avait
certainement beaucoup de bonnes volontés qui ne sont pas utilisées,
alors qu'elles pourraient être mobilisées, un peu partout, si on
expliquait aux gens, et en particulier aux jeunes, qu'il y va d'une
certaine forme de citoyenneté que nos anciens pratiquaient sans
la nommer et, tout simplement, de notre avenir à tous, dans cette
manière de s'impliquer dans des causes dans lesquelles on s'impliquait
jadis.
M.
Pierre Cardo. Je rappelle
que le maire a un droit de réquisition pour des motifs liés à la
sécurité civile. Mais cela n'est pas très structuré. J'espère donc
que la loi à venir organisera les choses.
Dans
ma circonscription, un accident est survenu à la suite d'un effrondrement
de terrain. Une personne qui n'avait rien à faire sur la propriété
privée concernée s'est précipitée pour empêcher une caravane de
tomber dans le trou. Malencontreusement, elle y est tombée avec
elle. Quelques années plus tard, j'ai été condamné par le tribunal
à payer des indemnités car cette personne a été considérée comme
un volontaire venant au secours d'autres personnes. Son action relevait
donc de ma compétence en tant que maire, alors même que je n'étais
pas sur place et que je ne lui avais rien demandé. L'Etat fut lui
aussi, mais pour d'autres raisons, car la caravane n'avait pas à
être là où elle se trouvait, à verser des indemnités.
A
mon avis, l'amendement que propose notre collègue ne permettrait
pas de nous sortir de ces situations. Pour
remobiliser les populations sur les risques naturels, retrouver
cette solidarité dont parlait M. Lassalle et éviter les initiatives
intempestives qui peuvent provoquer des drames, une loi future devrait
préciser les choses en ce domaine.
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