|
Introduction
Art
16 - Crédit d'impôts
Art
17 - Information sur les PPRI
Amendement
intérressant sur la révision des PPR à la demande
des communes après mise en conformité (REJETE)
Après Art
18 - Amendement sur les Assurances
Après Art.
18 - Amendement sur la
responsabilité des élus
|
Cet
amendement, en provenance de l'opposition, visait à éxonérer
les élus de leur responsabilité en cas de catastrophe
naturelle.
Il
a été contré par Pierre CARDO (Amendement rejeté)
M. Terrasse a présenté
un amendement, n° 505, ainsi libellé :
" Après l'article
18, insérer l'article suivant :
"
L'article L. 2123-35 du code général des collectivités territoriales
est complété par un alinéa ainsi rédigé : " Le maire ou les élus
municipaux, le suppléant ou ayant reçu délégation ne peuvent être
poursuivis à quelque titre que ce soit pour un dommage causé ou
aggravé par un bien ou équipement appartenant à la commune, dès
lors qu'il a été reconnu par suite de l'événement ayant entraîné
ce dommage l'état de catastrophe naturelle. "
M. Jean Launay.
Jean Lassalle vient à l'instant de donner les arguments que Pascal
Terrasse aurait probablement utilisés pour défendre cet amendement.
Il s'agit ici de renforcer la sécurité juridique des élus, de ceux
qui excercent un mandat exécutif, et de reconnaître que lorsque
se produit un événement imprévisible, exceptionnel, non maîtrisable,
ce qui est le cas lorsque l'état de catastrophe naturelle est décrété,
il faut que ces élus, les maires ou les élus municipaux qui le suppléent
ou qui ont une délégation ne puissent pas être poursuivis à un titre
quelconque.
M. Pierre Cardo.
Autant j'étais d'accord avec le raisonnement
des auteurs de l'amendement précédent, autant, sur celui-ci, je
pense qu'il est extrêmement dangereux pour nous, élus, que les populations
considèrent que nous nous exonérerions de tout ce qui pourrait se
passer et qui relève de notre responsabilité.
Je
crois qu'il est important que justement cette absence de responsabilité
puisse être reconnue par le tribunal, s'il le faut. Je pense que
c'est beaucoup plus protecteur pour l'élu qu'une situation de droit
qui nous serait acquise - " on est élu, donc on est protégé ".
Je
crois qu'on a eu assez d'exemples, récemment, qui ont prouvé que
ces protections étaient assez mal interprétées par nos concitoyens.
C'est peut-être dur à vivre par moments, mais je crois qu'il faut
l'assumer.
|