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| L'insécurité Les infirmières libérales |
Les
retraites des Français sont compromises
Il est nul besoin de rappeler que le gouvernement actuel, malgré une période de forte croissance, n’a pris aucune mesure concrète pour assurer l’avenir de notre système de retraite face au défi du vieillissement de notre population. Au contraire, de rapports en consultations d’experts, il a pris la lourde responsabilité de reporter à plus tard les réformes indispensables. Ce manque de courage politique a fait perdre un temps précieux et a privé les retraités du bénéfice des fruits de la croissance. Même le Conseil d’orientation des retraites, installé en 2000 par l’actuel Premier Ministre, prévoit une baisse du pouvoir d’achat des retraites, baisse du pouvoir d’achat largement entamé ces dernières années. Il est d’ailleurs significatif de cette absence de courage politique d’entendre aujourd’hui des dirigeants proche du gouvernement actuel affirmer que la réforme des retraites doit être le premier chantier du prochain gouvernement. Pour répondre plus précisément à ces inquéitudes légitimes, je souhaite que les prochaines échéances électorales soient un moment fort pour débattre de ces problèmes et proposer des solutions. Les candidats, notamment à l’élection présidentielle, devront afficher des choix clairs. Un des engagements forts doit être la consolidation du régime de retraite par répartition, même si notre pays ne peut faire l’impasse sur les possibilités de retraite par capitalisation qui a d’ailleurs déjà largement cours dans la fonction publique, mais aussi dans le secteur privé par des plans d’épargne dans certaines entreprises ou encore les assurances vie. De même, je suis favorable à un relèvement important des retraites minimales. On ne peut pas continuer à condamner une partie de nos anciens à des revenus proches du seuil de pauvreté. Concernant la représentativité des retraités dans les instances nationales, je ne peux partager les demandes des retraités qui ont d’ailleurs été les miennes à plusieurs reprises ces dernières années. Je regrette que la seule réponse qui m’ait été faite par le gouvernement était que la représentation des retraités est assurée par les syndicats de salariés. J’avais d’ailleurs déposé, dès 1994, une proposition de loi pour institutionnaliser la représentation des retraités au Conseil Economique et Social et, à plusieurs reprises, j’ai demandé une meilleure représentation des retraités dans les organismes sociaux ou encore au sein des CORERPA. Je tiens ces interpellations disposition. La question du traitement fiscal équitable des retraités doit être une priorité. Ainsi, j’ai réclamé, à plusieurs reprises, la possibilité, pour les retraités, de pouvoir déduire, comme les salariés, leurs cotisations pour les assurances complémentaires, particulièrement nécessaires – et onéreuses – avec l’âge avançant. Un amendement en ce sens a de nouveau été déposé par nous au cours du récent débat budgétaire. Je déplore que le gouvernement actuel ait abaissé le plafonnement de l’abattement de 10%. Ici encore, nous avons défendu un amendement pour augmenter cet abattement de 20000 F (3048 €) à environ 24000 F (3659 €). Malheureusement, toutes nos propositions ont été rejetées par la majorité de la gauche plurielle. Enfin, en matière de reversions, sujet complexe qui mérite un débat de fond, il convient d’arrêter immédiatement les seuils couperets. Mais nous ne pouvons pas nous limiter à ces questions. Nous devons
Je me réjouis de voir Alain MADELIN, prendre des engagement concrets dans ce domaine (suppression de l’impôt sur les successions pour les petits et moyens patrimoines). Enfin, comment passer sous silence les problèmes de l’insécurité dont les personnes âgées sont trop souvent les victimes. Ici encore, des mesures fermes s’imposent pour que ceux qui s’en prennent à des personnes fragilisées, soient durement sanctionnés. Depuis mon élection en 1993, j’ai eu l’occasion d’interpeller le gouvernement à 30 reprises sur différentes questions touchant aux retraites. Même s’il n’est pas toujours facile de se faire entendre, je peux vous assurer que je ne renoncerai pas dans ce domaine, comme dans tant d’autres. |
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