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| Immigration |
Déclaration de Pierre Cardo sur le Pacte civil de solidarité Au moment où s’ouvre à l’Assemblée nationale le débat sur la proposition de loi sur le PACS, mes déclaration indiquant mon intention de m’abstenir sur ce texte, reprises par les médias, ont pu être mal comprises ou mal interprétées. Ainsi, mon entretien avec le Figaro, d’une durée d’une vingtaine de minutes a été résumé en deux phrases qui n’expliquent en rien ma position ce qui appelle de ma part cette précision.
Aujourd’hui, 40% des enfants naissent en dehors du mariage. On peut le regretter, mais le condamner ne sert à rien. Il faut une réponse adaptée. Celle, proposée par le PACS, loin de combattre le mariage que je respecte, amènera sans doute un certain nombre de PACSés à évoluer vers un engagement plus fort à terme. Trop de problèmes de logement, de caractère social et de succession se posent auxquels le législateur doit apporter une réponse. Nous aurions pu nous contenter de modifier différents Codes. Je rappellerai à l’opposition actuelle que cela lui fur proposé en 1992, notamment pour la partie « Logement », mais qu’elle s’y opposa à l’époque et le réclame aujourd’hui.
Et dans le PACS, je crains surtout l’évolution à terme de la jurisprudence, notamment dans le domaine de l’adoption d’enfants, par la mise en œuvre d’un principe de traitement égalitaire des citoyens (certains pacsés y auraient droit, donc pourquoi pas les autres ?). Ce n’est pas une certitude, mais une inquiétude. Par contre, je suis pour l’adaptation des textes législatifs afin d’éviter les inconvénients auxquels se heurtent aujourd’hui nombre de personnes qui vivent ensemble, qu’elles soient de même sexe ou de même famille. J’aurai donc pu voter contre le texte, d’autant que mon électorat, me dira-t-on, est hostile au PACS.
Je préférerais que nous soyons plus nuancés et conscients de l’évolution de la société. C’est à force d’avoir refusé de voir cette évolution que nous sommes partis, dans les domaines du chômage, de la violence, de la délinquance … dans une spirale dangereuse qui va déstabiliser notre pays. Novembre 1998 |