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Citoyenneté
De la parité en politique
PACS |
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Pourquoi
je suis opposé au choix du 19 mars
comme date commémorative de la guerre d'Algérie
La gauche plurielle a inscrit à l'ordre du jour
de l'Assemblée nationale du 15 janvier et fait adopter le 22 janvier
2002, une proposition de loi émanant de quelques députés
radicaux et verts qui prévoit d'officialiser le 19 mars comme date
commémorative de la guerre d'Algérie.
Avec
la plupart de mes collègues de l'opposition, je me suis opposé
à ce choix. Non pas que je sois opposé à ce que fin
de la guerre d'Algérie et tous ceux, civils et militaires, qui
ont été tués, blessés ou déplacés
au cours ou à la fin de cette guerre, ne soient reconnus, mais
parce que je trouve le choix de cette date inapproprié comme j'ai
pu l'exposer aux nombreux anciens combattants de ma circonscription et
à leurs associations qui m'ont sollicités.
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Pierre
Cardo, invité de l'Union Locale des Combattants de Meulan
- Tessancourt - Evecquemont - Gaillon - Vaux, s'exprime en présence
de Pierre-Jean LEDANOIS, Président de l'Union locale et de
M. COLLIOT, Président départemental de l'UNC
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La choix de cette date me semble particulièrement contestable et
cela pour plusieurs raisons :
- Le
19 mars 1992, date du cessez-le-feu, ne marque pas la fin réelle
des hostilités. D'ailleurs, la date choisie par la France, pour
l'attribution de la Carte de combattant est le 2 juillet 1962. Il n'est
pas de coutume, dans notre pays, de commémorer les cessez-le-feu.
- Entre
le 19 mars et la 2 juillet 1962, la France compte plus de 300 morts
et 422 blessés graves.
- Je
n'oublie pas non plus les anciens combattants d'origine algérienne
ayant servi sous les drapeaux français (harkis, supplétifs,
...) et leurs familles. Près de 150 000 d'entre eux furent exécutés
par le FLN après le 19 mars et des centaines de milliers obligés
de quitter leur pays. D'ailleurs avec Alain
MADELIN, nous nous battons depuis des années pour
que leur situation soit enfin rendue digne dans notre pays.
- Pour
avoir été concerné, je n'oublie pas non plus les
milliers de Français, installés en Algérie, qui
ont du quitter leur pays d'adoption après le 19 mars.
- Enfin,
il ne faut pas oublier que le 19 mars est célébré
en Algérie, comme une fête nationale, la victoire des Algériens
sur la France. Je ne pense pas que le 11 novembre 1918 ou le 8 mai 1945
soient commémorés, en Allemagne.
Une
date commémorative ne doit pas diviser la nation mais au contraire
la réunir. Oui au souvenir de la mémoire de nos militaires
et civils morts, blessés, mutilés, déplacés,
... mais à une date qui réunisse tous le monde, choisie
après un large débat national et non pas en fin de législature
par un ministre qui souhaite laisser son emprunte personnelle et marquer
son passage au gouvernement. Mais il est vrai que, depuis l'arrivée
de M. FLOCH au gouvernement, ce dernier n'est pas à une bourde
près.
Je
me réjouis cependant que ce texte, transmis au Sénat, ne
puisse pas être adopté avant la fin de la législature.
Il appartient aux électeurs, dans les semaines à venir,
de faire en sorte que ce texte ne le soit pas non plus lors de la prochaine
législature.
janvier
2002
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